24-02-2006, 19:22
Au fait, j'ai oublié de dire toute l'admiration que j'éprouve pour l'aritste que Laegalad a fait découvrir au début de ce fuseau, Kasiopea (ou Catherine Karina Chmiel).<br>Il est évident que ses dessins illustrent en partie ce que demandait le créateur du fuseau, car il s'agit de portraits, réalisés, semble-t-il, au temps de la prospérité de leurs modèles; certains sont réellement touchants, respirant la joie ou un certain bonheur alangui (les portraits du sombre Caranthir); d'autres sont aussi dramatiques que certains de Howe ou Lee, à la différence qu'ils sont plus feutrés; tout réside dans la tension que l'on ressent (et connaît) dans les personnages, comme dans les dessins où apparaissent en même temps Idril et Maeglin, qui sont lourds de malheur en puissance. Un qui me semble bien réunir ces deux impressions est celui où apparaissent Turgon, Idril et Maeglin: voilà une scène qui aurait pu se dérouler lors d'une fête aux jours heureux de Gondolin, et Turgon ressemble bien à un roi qui regarde avec satisfaction la beauté et le bonheur de son peuple, la splendeur de sa ville; et à son côté sont deux "jeunes" gens de sa lignée, fruits et promesses de temps de joie. Mais l'on connaît la suite, et l'animosité que se vouent ceux-ci. Le malheur n'est jamais loin, mais il n'est pas au premier plan; on n'en ressent pas moins sa force.

