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Le lourd secret du troll...
#11
Aucun tolkiendil n'est dupe quant à la nature de l'attrait de PJ pour le roman.<br>ça n'a jamais été son livre de chevet, simplement une histoire qui l'avait marqué et un univers qu'il aurait bien aimé voir porté à l'écran...<br>doit-on lui reprocher de ne pas avoir abordé cette mission comme un sacerdoce?<br>c'est peut-être le fond de la question.<p>ce qu'il s'est passé avec Miramax est relativement simple, si l'on dégage les faits bruts:<br>les droits d'adaptation du Sda sont régulièrement convoités depuis des décennies, et on ne sait pas combien d'option à durée limitée Saul Saentz à pu vendre depuis le film de Bakshi.<br>toujours est-il qu'en 95, Miramax tentait de monter un projet et arrivait à expiration de son option (rien d'exceptionnel, des développements avortés sur des grosses licences couteuses, y en a des tonnes à Hollywood! récemment, le spiderman de Cameron, le Superman de Burton... tous à la poubelle, pour voir le jour plus tard, autrement et dans d'autres mains).<br>Probablement que Dreamworks avait lancé son développement en préssentant que celui de Miramax allait capoter (ça ne fait pas "beaucoup" de gens, seulement 2 studios, dont l'un "en embuscade").<p>là-dessus, PJ rencontre ses propres difficultés de développement pour KK et doit se rapatrier dare-dare sur un autre projet d'envergure. Il choisit le Sda.<br>Car ça tombe bien, les frères Weinstein n'ont plus grand chose à perdre et décident de laisser un peu de temps au zozo kiwi pour reprendre le projet en main.<br>Il est bien évident que PJ et Fran n'ont réellement commencé à écrire qu'après cet accord, contrat à l'appui. Tout au plus sont-ils arrivés avec des idées pitchables verbalement et des éléments visuels (comme la motion capture du troll/kong) pour convaincre les Weinstein. Guère plus.<br>Et puis, au fur et à mesure des réécritures du script, il s'avèrent que les partenaires n'ont finalement pas des ambitions compatibles sur cette adaptation. <br>PJ veut conserver une certaine ampleur au truc, Miramax ne veut plus que sortir un blockbuster lambda pour rentabiliser son investissement sans se prendre la tête.<br>Est alors proposé un remontage de la production autour d'un autre studio qui prendra les risques que Miramax ne veut pas (plus?) prendre: New Line. (le contrat Miramax/New Line a du être une négociation sévère, vu que les Weinstein ont gardé un droit occulte de regard sur le final-cut... et combien d'autres points?)<p>voici donc l'histoire résumée et mise à plat. Du bon gros buisness hollywoodien quoi.<p>On imagine bien dans ce cadre ou "l'esprit Tolkiennien" n'a pas voix au chapitre, qu'il fallait quelques personnes pour en défendre l'intérêt artistique, en même temps que le potentiel commercial (on n'attrappe pas des mouches avec du vinaigre).<br>les plus directement impliquées étaient bien sûr celles qui travaillaient directement au contact du texte, Walsh et Boyens, mais aussi le réalisateur-maître-d'oeuvre (PJ) et le producteur executif du studio (Mark Ordesky, dont le rôle décisif de soutien semble s'être prolongé bien au-delà de son débarquement prématuré de New Line puisqu'il intervient encore sur les bonus de Rotk-long!)<p>Je pense que garder la main sur son Lotr a déjà été bcp à faire pour PJ, pour qu'on se mette à imaginer une grande manipulation de sa part pour instrumentaliser le Sda au profit de son projet King Kong.<br>les choses sont plus simples. Elles tiennent en 3 points: le besoin de poursuivre le développement d'un outil industriel en NZ, la necessité de rassurer les studios, et la tendance récurrente de PJ pour l'outrance et le "bad taste".<br>toutes les errances de l'adaptation (y compris l'éclairage cheap d'Amon-Sul-by-night) prennent naissance là-dedans.<p>relâchez le Grand Singe! il est innocent ! :D
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