25-08-2011, 18:23
<SMALL>(parenthèse en forme de clin d'oeil <i>Röckdöt </i>à Elendil : ta réflexion sur les trémas me font penser aux triples umlaut inscrits gratuitement sur les "A" de la <A HREF="http://igrekkess.free.fr/blog/media/blogs/igrekkess/cinema/lotr_extended_fellowship_ring_map.jpg">carte </A>utilisée dans les films puis dans le marchandising, écorchant au passage des noms comme Rohan, devenu Rohän, Eriador, devenu Eriädor ou encore Moriä, Enedwäith, et d'äutres... initiative esthétique douteuse et parfaitement inutile à l'<i>esprit</i> de l'œuvre, c'est à dire à la volonté affichée de s'inscrire dans une démarche fidèle vis à vis au travail de plusieurs décennies de JRR Tolkien - je ferme la parenthèse)</SMALL><p>Chou, la <i>suïte</i>.<br>Continuons pour le moment sur ce fuseau. On aura bien le temps d'en ouvrir un autre ce week-end :)<p>1) les dialogues.<p>La présence de certains dialogues du roman dans le film la <i>Communauté de l'Anneau</i> aura été bien évidemment un agréable constat, car Peter Jackson était très attendu sur cet aspect de son adaptation.<br>Tolkien était un formidable dialoguiste - j'ose imaginer que tu ne me contrediras pas sur ce point - et tout réécrire aurait été une grave erreur de la part des scénaristes.<p>Entendons-nous bien, tout retranscrire à l'identique aurait également été absurde.<p>La plupart des choix qui ont été faits pour <i>La Communauté</i> sont ainsi plutôt intelligents. <br>Le dialogue entre Bilbo et Gandalf et l'image du beurre sur la biscotte, rendu par le jeu sincère de Sir Ian Holm et le regard plissé et ému de Sir Mc Kellen auront forcément ému plus d'un Tolkienophile.<br>La présence du dialogue entre Frodon et Gandalf sur la pitié, déplacé de Cul de Sac (dans le roman) à la Moria (dans le film) est une réussite. Il y a d'autres exemples que je n'ai plus en tête.<br>Ensuite, il y a les dialogues issus du scénario, forcément sortis de la plume du trio Jackson-Boyens-Walsh et collant à la fois à l'esprit du script et au déroulement de l'intrigue. Rien à dire de spécial là-dessus : on est dans le cadre d'une adaptation et d'un support média différent qui implique des transformations, des nouveaux échanges entre les personnages, un déroulé de l'histoire forcément différent du support littéraire. Dialogues de qualités ou mauvais dialogues, là n'est pas la question. On a d'une scène à l'autre, à boire et à manger (qui a dit "à vomir"?). A partir du moment ou Gimli et Pippin s'expriment, c'est évidemment une catastrophe, quand c'est Boromir, Gandalf ou aragorn qui parlent, on note un peu plus de qualité dans le discours... mais peu importe.<p>A coté de ça, il y a des dialogues inventés qui se voudraient "tolkieniens"... Ceux auxquels tu fais allusion, simples et grandioses, selon toi.<p>Ici encore, comme pour le point précédent (aka "La Terre du Milieu"), on est forcément dans le subjectif.<br>Si <i>History became Legend... Legend became Myth</i> déclamé par la voix suave de Kate Blanchett a pu émouvoir au démarrage du film - je peux le concevoir - d'autres tirades, dans le contexte de plus en plus pesant des incartades adaptatives et des bizarreries de mise en scène (les multiples gros plans, les images saccadées là où le spectateur espère un repos de la caméra, la musique lourdingue et omniprésente, les onomatopées des personnages soi-disant comiques...) perdent totalement de leur force et manquent de clarté pour les personnes étrangères au Légendaire. (Pas d'exemples en tête pour le moment, je dois le reconnaître)<p>Pour ce qui concerne les deux autre opus, les choses sont différentes, tant le scénario bouscule le roman d'origine et se bouscule lui même dans des contradictions internes (Dois-je les citer ? allez, en gros : Les Elfes à Helm, Frodon à Osgiliath, l'armée de morts au Pelennor, la présence incompréhensible de Sylvebarbe dans ces films, le devenir de Saruman pour les grandes lignes. Pour le détail, désolé, il n'y a plus assez de bande passante sur ce déjà long fuseau). Les dialogues, mêmes issus du roman, n'y sont alors définitivement plus bons, écrasés, noyés, annihilés par la surabondance des dialogues inventés (en anglais comme en néo-elfik) et la multiplication <i>ad nauseam</i> (le déchaînement ?) des interventions onomatopéiques des certains protagonistes (pas que Gimli, on peut aussi citer Theoden et Denethor sans problème, si, si).<p>Pour faire bref - allons droit au but, fils - je veux bien te suivre sur un effort de travail respectueux des scénaristes sur une partie des dialogues de <i>La Communauté</i>.<br>Par contre, je ne peux définitivement pas être de ce même avis sur les <i>Deux Tours</i> et sur le <i>Retour du Roi</i>.<p><br>I.

