03-01-2012, 17:10
<SMALL>Tu veux dire que je serais tout seul dans mon groupe? <br>C'est bien la preuve que j'ai pas besoin de rejoindre facebouc :-D<p>Ceci dit, ce que je raconte ci-dessus est très sérieux. Le gros défaut de la 3D, c'est que les systèmes actuels de tournage bouzillent les couleurs. Or, les réalisateurs, qui ne sont pas Véronèse, n'ont pas envie de se compliquer l'existence, donc ils éliminent simplement le problème, i.e. la couleur. <br>C'est comme ça qu'on récupère 13 nains en uniforme anthracite (avec une petite touche rouge ou bleue par-ci par là) de même qu'on a eu droit à Sherlock 1 dans un charmant camaïeu de bleu-nuit charbonneux (l'action se déroulant à Londres, tout allait bien), idem avec Potter 5, 6, 7.1 ou 7.2 sinistrés de suie -atmosphère islandaise digne d' Eiður Smári Guðjohnsen jouant la finale Hafnarfjörður contre Sauðárkrókur sous une éruption de l'Eyjafjöll (vérifiez pas l'orthographe, j'ai fait des copier-coller :-D). <br>Et Avatar, me direz-vous? Eh bien c'est du 100% numérique ! Donc les schtroumpfs géants à longue queue parlant navi peuvent guincher en 3D sur l'arc-en-ciel, c'est pas un problème (James Cameron avait d'ailleurs le choix entre palette ou scénario; il a pioché couleur!).<p>Pour Peter Jackson, on ne sait pas encore s''il a seulement eu le droit de piocher...<p>L'autre gros souci de la 3D (hors animation, bien sûr) c'est que la caméra et les acteurs continuent de se déplacer en 2D, l'une sur des rails ou une grue (matos trop lourd encore pour les caméras à l'épaule), les autres bougent au mieux comme au théâtre, dans une boite à 2D, ou bien sont statiques, assis sur un carton vert transformé ensuite numériquement en moto, balai, poney, dragon, ikran, pégase, etc. Et là, on se dit, c'est fort dommage, ces gens-là eussent-ils oublié leur rêve de 3D qu'ils eussent pu se concentrer sur leurs fondamentaux (oops, une rechute de vocabulaire sportif).<p>Bref, la 3D, c'est pas encore ça parce que nous en sommes aux balbutiements et que le vocabulaire et la grammaire restent à inventer avant même de songer à la poétique. <br>Même Wim Wenders, que j'admire infiniment, n'a pas vraiment convaincu - sauf peut être dans une scène - avec son film "Pina" (cependant magnifique à plein d'autres égards).<p>Vous avez remarqué, je m'emballe vite car la 3D, même critiquable dans son traitement actuel, n'est sûrement pas à mettre au panier. C'est au contraire un sujet passionnant parce qu'en devenir et donc plein de promesses. En attendant sa maturation, il faut se farcir quelques ratés, hélas et beaucoup de films où la 3D n'ajoute aucune plus-value.<p>Silmo</SMALL>

