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Le sda à l'école
#13
Ce qui me paraît étrange dans tout ça c'est que la fantasy et la sf en général souffrent d'une mauvaise image en France. C'est un genre considéré comme mineur et inintéressant, peut-être du fait qu'il privilégie le fond sur la forme, ce qui se prête mal à l'analyse littéraire classique telle qu'elle est pratiquée chez nous (encore que cette remarque ne s'applique pas vraiment au sda car par beaucoup de côtés c'est essentiellement une oeuvre poétique).
Pourtant l'imaginaire n'a rien de puéril. Je suis par exemple souvent consterné de voir que des gens cataloguent "Alice in wonderland" dans la catégorie livres pour enfants. Il l'est, bien sûr, mais c'est surtout un livre d'enfant écrit pour des adultes, et Lewis Caroll l'a construit comme un paradoxe logique (il faut savoir qu'il était prof de math quand même).
Je me souviens égallement qu'en Terminale mon prof de philo m'a fais découvrir que les écrits de Moorckock (le cycle d'Elric) contenait une réflexion très poussée sur la valeur objective de la magie (ça devrait intéresser Fangorn ça ;-))
On retrouve aussi un questionnement sur la nature de la magie dans les anales du disque-monde de Pratchett, dans lequel les mages ne sont pas vraiment des magiciens puisque ils ne pratiquent pas la magie...
C'est tout le paradoxe de la magie : elle cesse d'exister dès qu'on la pratique. C'est peut-être pour cela que Gandalf est si avare de magie.
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