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Tolkien et les garçons (sondage...)
#39
'Je suis Xavier, et Xavier, c'est moi!' Je veux, par cette maxime empruntée à notre cher Gandalf, préciser que je ne suis pas le même que Vinyamar qui a déjà répondu à la question de Cédric ci-dessus.

Alors, en ce qui me concerne, j'ai découvert monsieur Tolkien à l'âge de 11 ans. J'étais parti en vacances chez mes grands-parents. Mes parents en ont profité pour nous amener, ma soeur et moi, chez nos cousins. J'étais dans la chambre de mon cousin (d'un an mon aîné) et je crois qu'il a du s'absenter. En l'attendant, il m'a proposé de commencé à lire un livre qu'il avait beaucoup aimé. Il me tendit Bilbo le Hobbit. C'était l'édition Jeunesse du Livre de Poche. Sur la couverture je découvrit un petit être aux pieds poilus en train de se disputer avec une sorte de barbu rond comme un tonneau. Entre les deux se tenaient un vieillard au sourire malin qui tenait dans ses mains un grand parchemin sur lequel était représenté une carte. Je me suis dit, tiens, ça a l'air sympa comme livre... mais qu'est-ce que c'est que ces personnages ? Mon cousin est parti, je me suis assis sur le bord de son lit (c'est dingue j'ai l'impression d'y être!) et j'ai ouvert le livre, précautionnesement, car mon cousin avait l'air d'y tenir comme à la prunelle de ses yeux. J'ai découvert la carte de Thror (totalemeent inconscient à l'époque du statut et du destin de cet illustre personnage.) Qui est ce Thror, quelle carte ! Quels sont ces lieux, quel est ce monde ? L'aventure m'avait trouvé. Je lu "I Une réception inattendue... Dans un trou vivait un Hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant..." Et là, j'étais dans le trou, à Bag-end, j'étais dedans. Mais... 'ô rage ô désespoir !' Mon cousin revint. Il ne devait plus partir, c'est moi qui devait partir. Mes parents m'attendaient. Je crois que j'ai vraiment du avoir un air pitoyable. Il m'a regardé et m'a demandé ce que j'avais pensé de ce que j'avais pu lire. Je lui fit part de mon enthousiasme. Je le vis faire un effort de volonté titantesque. Il me regarda et me confia le livre en me disant de le lire et de le lui rapporter l'année suivante, et de ne surtout pas l'oublier (et de le lire, et de le rapporter). (nous habitions, et nous habitons toujours, à plus de 800 kilomètres de distance et nous ne voyions alors qu'une fois par an, pendant les grandes vacances). Nous nous sommes quittés. le lendemain, assis dans la voiture, peu prêt à affronter ces 800 kilomètres, je sortis le livre. Rien que le nom inscrit sur la couverture, Tolkien, me transportait. Il avait pour moi la consonnance d'un magicien, d'un vieux sage, d'un vieux conteur près de la cheminée. Et je n'avais lu qu'une page du livre. J'ai lu, et j'ai lu, et j'ai lu. Tant est si bien que je n'ai pas vu le voyage passer et que je l'ai terminé d'une traite, entrecoupée (ce n'était pas une pause mais un supplice) du pique-nique au bord de la route (un chemin de terre près d'un pré où des chevaux broutaient... J'ai traité ce livre avec respect, pendant un an (le seul repproche : cette édition avait quelque dessins en noir et blanc, mais d'eux je n'ai que des souvenirs très vagues.) Et c'est à mon tour avec un effort de volonté titanesque que je l'ai remis à mon cousin un an plus tard. Ce livre était devenu... mon Anneau!

Je m'arrête ici, car sinon je vais continuer pendant des kilomètres. Ma découverte du Seigneur des Anneaux est aussi l'un des moments qui restera gravé en moi toute ma vie. Pfiouu, c'est émouvant tout ça. :.o)

xavier

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