13-01-2002, 16:36
Tu m'aurais posé la question il y a 15 ans, Lalaith, ma réponse aurait certainement été différente... Alors, petit résumé de mon évolution. Quand j'ai découvert le SDA du haut de mes douze ans, j'ai été fascinée par les elfes, la Lorien et l'aventure. Je me suis prise au jeu, j'ai cru à ce monde qui me paraissait très beau (j'ai mis longtemps à imprimer que le SDA n'était pas seulement tout beau-tout heureux, mais également violent, j'ai complètement occulté les batailles !!!). La complexité du monde dans lequel j'étais transportée comblait mon besoin d'évasion, il y avait suffisamment de personnages juste évoqués pour que je l'y identifie (je n'ai jamais réussi à m'identifier à un personnage important, genre Aragorn ou Eowyn, par contre j'ai déployé mon imagination vers Glorfindel ou Halbarad). Aujourd'hui - avec beaucoup de circonvolutions dans l'histoire de ma pensée que je te passe - je reste touchée par tout cet aspect, notamment la faculté de Tolkien à faire passer pour réel ce qui ne l'est pas, mais les personnages m'intéressent de plus en plus. J'aime le SDA spécifiquement (la question est différente pour le reste) parce que ses personnages ne sont pas "figés" dans leurs qualités et leurs défauts. J'aime Frodon quand il a peur, Aragorn quand il a les épaules voûtées de fatigue et de doute, Boromir quand il pleure d'avoir trahi, Pippin quand il offre son épée à Denethor mais aussi quand son estomac crie famine, Gandalf quand il est grand comme quand il est doux, Legolas et Gimli quand ils s'engueulent comme quand ils se découvrent frères. J'aime toute la question du pouvoir, du mal, de la force, qui se heurte au courage tenace d'un hobbit qui ne demandait rien à personne et à la fidélité d'un autre hobbit qui mène son bonhomme de chemin en rêvant à son jardin.
Voilivoilou et ce n'est qu'un résumé. :-)
Voilivoilou et ce n'est qu'un résumé. :-)

