Pour l'organisation de cette aventure, il faudra donc vous en remettre à l'IGSR (structure fantaisiste s'il en est et tout aussi improbable que les champignons précités).
Mais ce n'est pas pour ça que je prends le temps de vous écrire aujourd'hui.
C'est seulement que je voudrais à nouveau convaincre les détenteurs d'anneaux de la Monnaie de Paris du mauvais pas dans lequel ils se sont mis.
Figurez-vous que j'ai voulu, comme tout le monde, acheter une de ces breloques (vanitas, vanitatum, et omnia vanitas).
Je me suis donc rendu à la boutique principale de la Monnaie de Paris.
Dès que j'ai ouvert la bouche pour demander l'Anneau du SdA, il y a eu un grand silence. J'ai senti comme un malaise. Un vendeur a fini par me dire "adressez-vous au chef de rayon, c'est lui le spécialiste pour ce genre d'articles" et il m'a désigné un grand type, assez vieux, un peu étrange. Ce n'est pas qu'il n'était pas élégant (au contraire, son costume était très bien taillé) mais la couleur de son vêtement était comme indéfinissable, ni blanche, ni colorée. Elle semblait changer selon la lumière.
Très affable, il m'a dit d'une voix suave "vous n'en aurez pas, car une malédiction s'est abbatue sur cet article. La chaine de production a été arrêtée depuis que le PDG, qui en avait passé un à son doigt, s'est coincé la main dans le tiroir-caisse et s'est cisaillé l'annulaire. Nous avons ensuite eu des problèmes de communication (je ne doute pas que cela était lié à toute cette histoire) avec nos différents comptoirs de vente qui sont pourtant reliés par un réseau d'ordinateurs; toujours est-il que ce réseau est tombé en panne et qu'un de mes collaborateurs les plus proches, pris d'un accès de folie, a, l'autre jour, arraché l'écran de mon terminal et l'a balancé à la tête d'un touriste, un pauvre vieillard accompagné de ses amis. Maintenant, j'attends le dépanneur, la société Striders and Co. Voila, vous comprendrez que je sois bien embarassé, d'autant que ce n'est pas fini. Avant-hier, un autre client est venu ici pour acheter un anneau et notre caissier a tout à coup été pris d'une crise de délire. il s'est mis à regarder le client de travers en lui disant : non, il ne l'aura pas, c'est mon trésor, mon précieux, etc... etc... bref, toute une série de propos incohérents. Le pauvre a dû être interné et nous avons immédiatement stoppé les ventes. Alors, mon bon monsieur, je vous conseille sincèrement de renoncer à cet achat".
Ce n'est que plus tard, rentré chez moi, que je me suis dit qu'il devait y avoir une entourloupe. Ce type était un beau parleur qui ne m'avait pas dit toute la vérité. Je m'étais fait embobiner.
N'empêche que depuis cette histoire je me méfie et, encore une fois, je vous conseille d'en faire autant.
Silmo :-)

