Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Oxonmoot
#49
Isengar, le passage nous a été lu et je ne suis pas certain de la référence. Je pense toutefois qu’il s’agissait d’un passage de « Puk »

Je reprends maintenant ma narration de mon Oxonmoot 2010. Après le leadership, j’enchaine avec une allocution de Murray Smith dont le titre est « With Roberts of Kandahar to Theoden of Minas Tirith ». Murray est un avocat qui avait fait sa première conférence lors de l’Oxonmoot 2004 et qui intervient maintenant chaque année avec la régularité d’une horloge. Je dois dire que ses présentations sont toujours intéressantes mais je les trouve de moins en moins reliées à Tolkien. Dans le cas présent il nous raconte par le menu la vie du conte Roberts officier dans l’armée britannique qui commanda la seconde bataille de Kandahar (au XIX° siècle pas celle actuelle) et libera la ville in extremis du siège mené par les seigneurs de la guerre afghans. A cette occasion il fut nommé conte de Kandahar, titre qu’il porta jusqu’à sa mort. Il fut ensuite nommé général en chef de l’armée des indes et à ce titre fut l’un des personnages les plus important de l’Angleterre victorienne. Lors de la Guerre des Boers, après les premiers revers britanniques il prit le commandement de l’armée en Afrique du Sud et résida quelque temps dans la ville natale de Tolkien (mais les Tolkien étaient déjà rentrés en Angleterre depuis plusieurs années). Enfin en 1914, à 83 ans, il reprit du service et fut nommé en France sans commandement opérationnel mais en charge du bien être des troupes. Son prestige immense pouvait en effet dans les premiers mois de la guerre avoir une réelle influence sur le moral des combattants. Il prit froid en novembre 1914 après une nuit dans une des premières tranchées et murut en Angleterre quelques semaines plus tard. Ses deux fils furent tués sans descendance, il n’y a donc plus de conte de Kandahar actuellement au Royaume Uni En plus de ces états de service, ce maréchal avait la particularité d’avoir un pur sang blanc qu’il montait à chaque bataille. Ce cheval fut décoré (oui oui le cheval) à deux reprises par la Reine pour actes de bravoure. Lors de sa mort naturelle il eut droit à des funérailles nationales et repose dans un cimetière militaire avec un petit mausolée pour lui tout seul.

D’après Murray Sir Roberts et son cheval pourraient avoir inspiré Tolkien pour sa description de Theoden. Je dois dire que je suis content d’avoir découvert un personnage haut en couleur dont j’ignorais tout, mais les points de divergence me semblent au moins aussi nombreux que les ressemblances. Je n’ose cependant pas trop m’exprimer de peur de chagriner Murray qui est, par ailleurs, une excellent camarade.

A peine Murray a-t-il terminé que Jessica Yates le remplace à la tribune pour nous parler de « Tolkien’s Bible ». Elle s’interroge pour savoir quelle traduction de la Bible Tolkien utilisait-il. Elle commence par nos raconter l’histoire de la traduction de la bible en Anglais. Cinquante ans après Vatican II et autant d’années d’œcuménisme on a un peu de mal à imaginer que dans les années 30 et 40, il pouvait y avoir une Bible Catholique et une Bible Protestante et l’importance de la fracture entre catholiques et protestants. Là encore, l’histoire est intéressante mais le lien avec Tolkien me semble un peu faible. D autant qu’à mon avis Tolkien était bien capable de lire la Bible de Saint Jérôme directement en latin… Simplement Jessica attire tout de même notre attention sur le fait que dans la traduction protestante « King James » le terme « long home » pour désigner le tombeau est plusieurs fois utilisé, alors qu’il n’apparait pas dans les traductions catholiques qui parlent de « home for eternity ». Hors dans le Silmarilion et le SdA, Tolkien utilise aussi le terme de « long home ». Elle en déduit donc que Tolkien était donc tout de même familier avec la traduction « King James ». Un détail linguistique qui n’aurait probablement pas déplu à Ronald lui-même.

C’est maintenant l’heure du déjeuner et après quatre heures enfermé à écouter intensément en Anglais, je ne suis pas fâché de sortir sous un beau soleil prendre un peu l’air dans le très joli petit parc du collège le long de la rivière Cherwell.

Ensuite je fais un tour par la librairie mais je me ruine moins que les autres années. Ma bibliothèque croule sous plus d’une centaine d’ouvrages de ou sur Tolkien et je trouve de moins en moins souvent un nouveau titre qui me semble vraiment intéressant. Finalement j’opte pour des ouvrages de CS Lewis, un auteur que j’ai découvert grâce à Tolkien et que j’apprécie de plus en plus.

Maintenant Nicolas et Pimprenelle, si vous êtes sages, vous aurez peut-être la suite demain soir

Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)