La première est celle du jardin de Mar Vanwa Tyaliéva la demeure de Lindo et Vairë :
« En ce lieu, se trouvait un portail treillissé qui s’ouvrit à son toucher et mena dans ce jardin dont les pelouses s’étendaient sous la fenêtre de sa chambre. Là, il vagabonda respirant les airs et regardant le soleil se lever au-dessus des toitures étranges de cette ville, lorsque parut le vieux gardien de la porte qui se trouvait en face de lui, venant le long d’un chemin de coudriers. […] Maintenant vinrent ces deux là à une verte charmille et le soleil était levé et chaleureux, et les oiseaux chantaient avec une grande puissance mais les pelouses étaient recouvertes d’or. Puis Rúmil s’assit sur un siége qui se trouvait là, de pierre taillée et couverte de mousse » (Chap 2)
« Alors Eriol le remercia, et déjeunant, il passa le restant de cette douce journée perdu dans ses pensées et caché dans les allées tranquilles de ce jardin ; il ne manqua pas non plus de plaisance, car bien qu’il semblât clos par de grandes murailles de pierre couvertes d’arbres fruitiers ou de plantes grimpantes dont les fleurs or et rouge brillaient sous le soleil, pourtant les coins et recoins du jardin, ses taillis et pelouses, ses allées ombragées et champs fleurit étaient sans fin, et les explorations d’Eriol découvraient toujours quelque chose de nouveau. » (Chap 3)
Nous avons également une longue description du jardin de Meril-i-Turinqui :
« Maintenant la maison de cette gente dame se trouvait en cette même cité, car au pied de la grande tour bâtie par Ingil était un large bosquet des plus anciens et des plus beaux ormes que possédait tout ce Pays des Ormes. Ils se dressaient jusqu’au ciel, en trois étages décroissants de feuillage brillant, et la lumière du soleil qui filtrait au travers était très fraîche- un vert doré.
Au milieu de ces arbres était une grande pelouse verte, lisse comme une toile de tissu, et autour de celle-ci les arbres se dressaient en un cercle, de sorte que les ombres étaient lourdes sur ses bords mais que le regard du soleil tombait toute la journée en son milieu. Là se dressait une maison superbe, et elle était toute bâtie de blanc et d’une blancheur qui brillait, mais sa toiture était tant recouverte de mousses et de joubarbes et de maintes plantes grimpantes curieuses que ce dont elle fut jadis façonnée ne pouvait se distinguer sous le labyrinthe glorieux, d’or et de rouge-brun, d’écarlate et de vert.
D’innombrables oiseaux jasaient sous les avancées de son toit, et d’aucuns chantaient sur les toitures tandis que pigeons et colombes cerclaient en vol les bordures du korim ou bien plongeaient pour se poser et prendre le soleil sur la pelouse. Maintenant toute cette demeure avait les pieds en fleurs. Des grappes fleurissantes l’entouraient, des nœuds et des cordes, des piques et des pompons tout fleuris, des fleurs en panicules et en ombelles, ou bien aux visages grands et larges qui fixaient le soleil. Là elles lâchaient sur les airs à peine agités leurs multiples senteurs qui se mêlaient en un grand parfum d’un enchantement excessivement merveilleux, mais leurs teintes et couleurs s’éparpillait et se rassemblaient, semblait-il, comme le hasard et le bonheur de leur croissance les dirigeaient.
Toute la journée, allait un bourdonnement d’abeilles parmi ces fleurs : des abeilles volaient autour du toit et de tous les parterres et chemins parfumés ; même autour du toi et de tous les parterres et chemins parfumés ; même autour du toit et de tous les parterres et chemins parfumés ; même autour des frais porches de la maison[….]
Bientôt ils vinrent à un mur massif de blocs de pierre taillée, et celui-ci se penchait vers l’extérieur, mais des herbes poussaient dessus, et des campanules et de jaunes pâquerettes.
Ils trouvèrent un portail dans le mur, et au-delà se trouvait une clairière sous les ormes, et là courait un chemin bordé d’un côté par des buissons tandis que de l’autre coulait une petite eau courante murmurant sur un lit brun d’humus et de feuille. […]
Puis Eriol s’avança seul sur la pelouse ensoleillée jusqu’à ce que les hautes fleurs qui poussaient devant les porches surplombant l’entrée se dressassent au niveau de ses épaules […]
Elle pria Eriol de la suivre vers un espace proche de la maison, et celui-ci était d’herbe fraîche, mais non très courte. Des arbres fruitiers y poussaient, et autour des racines de l’un, un pommier de large taille et de grand âge, le sol était tassé de sorte à ce qu’il y eût maintenant un large siège entourant son tronc doux et recouvert d’herbe. » (Chap 4)

