17-11-2002, 02:56
Merci pour cet intéressant fuseau, cher Vin'.<p>Ah bon, il se contredit ?... :-)<p>Je voudrais bien que tu développes, car il y a matière à un futur débat à ce propos... Pour ma part je le trouve vraiment cohérent - ou du moins, je ne sens aucune intention didactique chez Tolkien, sans quoi, j'aurais pris aussi peu de plaisir à le lire que j'en eu lors de mes séances imposées de tortures "Faerie Queenesque" (Spenser). Non, je n'ai jamais senti une once de cet esprit pédant chez Tolkien. Notons au passage (mais tu le sais déjà :-)) que Tolkien s'insurge contre l'allégorie qui est le principal outil des écrivains moralistes :<p>"The Faerie Queene" est une oeuvre allégorique.<br>"Animal Farm" est une oeuvre allégorique.<br>Idem pour la Divine Comédie. <p>Mais je ne dénigre pas en bloc ces oeuvres qui ne sont pas réductibles à leur utilisation de l'allégorie. Orwell, comme le dit TB, a plus que cela dans le bide. Sans quoi, il vieillirait plus mal. J'aime Dante et Nathaniel Hawthorne, ou "les Jardins de Bérénice" (Barrès) - mais pour moi Tolkien n'est pas de la même famille d'écrivains. Son but premier est de servir l'art de la narration et non de donner des leçons au lecteur*. <p>Cirdan <p>ps: Je ne veux pas dire pour autant qu' Hawthorne ou Orwell ne maîtrise pas cet art. Simplement il me semble que c'est chez eux, un moyen plutôt qu'une finalité.

