01-02-2003, 03:39
« Hwæt ! » [Hearken !]
Dès l’entrée en scène du scop, toutes les conversations se taisent, tous les regards se tournent vers l’estrade où il s’est installé, la harpe* à la main, tandis qu’il commence à déclamer les premiers vers du poème : « wē Gār-Dena in geār-dagum/ þēod-cyninga Þrym gefrūnon,/ hū ðā æþelingas ellen fremedon. » [The Spear-Danes in days gone by/ and the kings who ruled them had courage and greatness./ We have heard of those princes’ heroic campaigns.**]
La voix puissante et protéiforme du poète, soulignée par sa gestuelle expressive et l’accompagnement épars mais émouvant de son instrument, parvient à rendre vivants les personnages devant l’assemblée des huscarls et des thanes captivés, réunis aujourd’hui pour festoyer dans le grand mead-hall du roi Harold. Le temps paraît suspendu comme les aventures du héros, Bēowulf, et de ses compagnons, se déroulent, avec lenteur ou vivacité selon le rythme adopté par le chanteur, composant une tapisserie mouvante et fascinante de sons à la puissance visuelle irrésistible, qui imprègnent l’esprit de l’auditeur longtemps après que les derniers échos s’en sont évanouis...
Dès l’entrée en scène du scop, toutes les conversations se taisent, tous les regards se tournent vers l’estrade où il s’est installé, la harpe* à la main, tandis qu’il commence à déclamer les premiers vers du poème : « wē Gār-Dena in geār-dagum/ þēod-cyninga Þrym gefrūnon,/ hū ðā æþelingas ellen fremedon. » [The Spear-Danes in days gone by/ and the kings who ruled them had courage and greatness./ We have heard of those princes’ heroic campaigns.**]
La voix puissante et protéiforme du poète, soulignée par sa gestuelle expressive et l’accompagnement épars mais émouvant de son instrument, parvient à rendre vivants les personnages devant l’assemblée des huscarls et des thanes captivés, réunis aujourd’hui pour festoyer dans le grand mead-hall du roi Harold. Le temps paraît suspendu comme les aventures du héros, Bēowulf, et de ses compagnons, se déroulent, avec lenteur ou vivacité selon le rythme adopté par le chanteur, composant une tapisserie mouvante et fascinante de sons à la puissance visuelle irrésistible, qui imprègnent l’esprit de l’auditeur longtemps après que les derniers échos s’en sont évanouis...
Bon, voilà pour la version poétique:-) (je laisse à d'autres le soin de construire un compte rendu plus détaillé:-)), mais qu'ajouter, sinon que ce fut trop court (seulement:-) 852 vers, soit environ 1/4 du poème original), et que j’ai eu le plaisir d’y retrouver Cirdan et Aredwin (par contre, pas de trace du Dragon de Brume...ou alors à l'état gazeux:-))
Iarwain
* pour avoir une idée de l’instrument dont Benjamin Bagby jouait à cette soirée, voir sur cette page : il s’agit de la « replica of the Sutton Hoo lyre in the British museum »
** Trad. de Seamus Heaney
PS: je croise les doigts pour les codes HTML...

