S'extasier oui, c'est bien le mot!
Deux jours pour revenir de la Route de la Baleine, pour sortir de ce rêve évocateur des temps anciens. Et encore, ma tête est toujours emplie de ces sons magics.
Ce à quoi nous avons assisté est de l'ordre de la grandeur, même si comme le remarque justement Iarwain, il n'y eut que 852 vers.
Beowulf, c'est la fin d'un monde (du moins l'ai-je ressentis comme tel), vivant entre deux croyances et par là même la fin d'une langue.
Nous avons touché un monde pagano-chrétien où le héros est présenté comme celui qui le délivrera du mal. Alors que la premiere transcripion fut établie vers la fin du Xeme siecle (à l'époque où etait écrit La Chanson de Roland), quand etait-il vraiment de son authenticité avant celle-ci? Seuls les Dieux en connaissent la réponse.
Mais nous sommes également "rentrés" dans une survivance qui passe par des conteurs tel que Benjamin Bagby. Par lui, ce sont tous les Scops qui l'ont précedé dans l'interprétation de Beowulf, qui se sont exprimés, même si nous sommes bien conscients que les mots furent altéres ou amplifies au fil des veillées. Brillant hommage que celui-ci.
Cirdan, Iarwain et Hisweloke ont su relater des impressions partagées.
J'espère retrouver un jour de telles émotions face à B. Bagby et de nouveau en si charmante compagnie.
Peut-être en 2005, au Lincoln Center Festival de New-York, pour une interprétation complète de 6 heures... chiche...:-))
A noter aussi, pour ceux qui n'ont pas pu assister à la soirée, la sortie en 2004 d'un DVD sur l'interprétation de Beowulf...non Vinchmor tu n'es pas un pauvre provincial, la Bretagne à bien d'autres richesses :-)
Aredwin.

