Je n’ai pas l’intention de faire un long plaidoyer en ma faveur. Mais je me permets cependant deux mots (trois peut-être) sur le propos car vous m’avez particulièrement et nommément mise en cause :
-Mon portrait « flatteur » n’avait pour but que de vous annoncer dans quels domaines et sous quel angle je comptais participer à la critique de votre livre. Je trouve votre réaction un peu épidermique pour une philosophe !
-Vous me faites l’honneur d’une analyse « psychologique » ! Je pourrais vous complimenter sur votre perspicacité si la solution de l’énigme n’avait été si évidente . Sachez toutefois que vous allez ravir certains habitués de ce forum !
-Démontrez-moi aussi en quoi le fait de trouver peu élégant d’ironiser sur l’espoir d’une créature angélique témoigne de mon intolérance ? Je n’ai pas apprécié votre humour, c’est vrai, mais parce que l’humour n’apparaît jamais dans le schéma de pensée que vous avez adopté dans votre essai sur le SDA.
Mais revenons au sujet à savoir votre critique du SDA: Tout d’abord votre livre je l’ai lu et même plusieurs fois et si ma réaction est si vive c’est que je le trouve pernicieux. Je ne l’ai jamais sous-estimé ; vous savez manier les arguments et leur faire dire autre chose que leur vérité. Je citerai pour exemple cette façon dont vous avez exploité les mythes pour accréditer votre thèse sur le pessimisme de l’œuvre ou cet autre épisode où vous oubliez le crime de Gollum afin de satisfaire votre démonstration sur "le mythe de l'homme d'en bas"(l'homme du peuple)pour vous en souvenir brutalement dans le chapitre suivant et exploiter le mythe de Caïn.
Vos opinions sont discutables c’est d’ailleurs ou ce devrait être l’objet de ce débat, mais peut-on discuter lorsqu’il y a mauvaise foi ?
Mais soyons constructifs : sans remonter trop loin dans ce fuseau: Aux propos de d’Ylla(Vanessa) sur le conservatisme de Tolkien qu’elle défend d’idée fascisante pour ne retenir que ses réticences au progrès, vous nous renvoyez au chapitre sur « l’invisibilité » qui m’a semblé le plus difficile, obscur et ambigu, et aux discours opportunistes qui ont favorisé l’installation du Nazisme. Certes vous ne pouviez que constater qu’il était prononcé par Saruman et que par conséquent Tolkien en condamnait les termes. Mais pourtant dans votre conclusion je relève : « En lisant le Seigneur des Anneaux les amoureux de Tolkien trouvent ce qu’ils seraient bien en peine de trouver ailleurs : la poésie de la guerre et de la Dictature, les quartiers de noblesse littéraire de l’attrait pour le mal ».
Changeriez-vous aujourd’hui cette partie de votre conclusion ?
Mj (Marie Jeanne)

