« Avez-vous lu mon livre » ne cessez vous de répéter ? C’est un peu fort pour quelqu’un qui se targue d’étudier Tolkien en ne faisant que lire (en diagonale ?) et non étudier le Silmarillon. Je ne serai pas la première à relever la chose, mais tous ceux qui débattent ici savent à quel point le « Seigneur » en est indissociable, et que si Tolkien a fini par publier l’un sans l’autre, c’était en se disant « mieux vaut une partie que rien du tout ».
Comment s’étonner alors de lacunes évidentes, de jugements tronqués, de méprises ? Je ne les énumérerai pas une nouvelles fois, d’autres en ont fait le compte plus ou moins détaillé. Votre aveu de lecture superficielle d’un livre qui se doit d’être réellement étudié pour comprendre le «Seigneur » compte pour beaucoup dans l’idée que les lecteurs assidus de Tolkien se font de votre démarche, j’en ai peur.
Ce que vous n’avez guère compris, semble-t-il, est que le « Seigneur » est présenté comme un compte rendu de la guerre de l’Anneau à travers les yeux des hobbits, peuple qui s’émerveille de ces elfes dont ils ne connaissent guère le passé sombre, de ces elfes « si beaux et blonds » ( !) (à ce propos, avez-vous réellement compris le sens des divers poèmes qui parsèment le « Seigneur » ? ), et qui se trouvent pour la première fois confrontés tant aux hommes qu’aux orcs ou aux nains. S’il fallait vraiment analyser les relations entre ces divers peuples, les informations ne se trouvent guère dans ce « livre rouge », mais dans ce qui constitue l’histoire de la Terre du Milieu. Dans le Silm…
Quant à ce prétendu « engouement inquiétant » autour du « Seigneur » de nos jours, j’ai peur que vous confondiez les vrais amoureux des romans de Tolkien, de la littérature de ce type, avec la foule qui se masse aujourd’hui à l’entrée des cinémas, et parle de Tolkien comme de la dernière émission télé à la mode. Cette mode aussi passera, ne laissant derrière elle que ceux qui ont vraiment lu, ou liront vraiment Tolkien. Cela pour vous dire, avec plus d’indifférence que de véhémence, que votre pamphlet risque bien de rejoindre l’anecdotique lui-aussi.
Ah oui… Votre livre. J’en ai lu une partie. Je n’y ai aucunement retrouvé ma propre analyse de Tolkien, et mes pensées rejoignent en grande partie celles de Semprini. Ce n’est pas du copinage, je ne le connais pas au-delà du pseudo.
babel, pseudo non tolkiennien

