tout cela me paraît très juste
pour répondre à ta question à CdC, (en attendant qu'il le fasse lui-même), je te dirai qu'il a plusieurs fois évoqué le sujet en expliquant d'où lui venait sa pensée. En résumé, c'est extérieurement de l'avis de personnes extérieures (les "on dit" dont tu parles et le "y'a pas de fumée sans feu")
mais aussi d'arguments dtirés du SdA, qui sont devenus des tartes à la crème: les méchant à la peau sombre (orques), les Suderons, les Orientaux, les méchants hommes noirs, et des notions sur des races supérieures (elfes) et aryennes et d'autres inférieures).
Mais CdC semble évoluer pas mal entre ces arguments, et on ne sait plus, en fin de compte, ceux qu'il retient des autres.
Sinon, au sujet du racisme prétendu, il m'est venu une comparaison, avec l'oeuvre de Orwell 1984.
On y trouve en effet une allusion caractérisée aux "lesser men" du SdA, une sous population, une plèbe sans intelligence ni culture: les prolétaires ! Orwell serait-il donc coupable de vouloir scinder la société en deux: les bureaucrates contre les prolétaires ? Les intelligents contre les hommes sans esprit, traités presque comme des bêtes par les hommes du dessus (par exemple avec la pornographie qu'ils leur livrent, une référence à cette bestialité vulgaire est énoncée).
Et même plus, Orwell n'inciterait pas à la haine et au racisme, quand on voit que les ennemis du pays sont toujours ou bien les gens du Sud (Afrique il me semble), ou bien ceux de l'Est (Asie très calirement identifié par le passage de quelques prisonniers aux yeux bridés insultés et malmenés). Pourquoi sont-ce toujours eux, à tour de rôle, les ennemis de la nation. Pourquoi n'y voit-on pas de la même manièrer un racisme très prononcé, aggravé par une vision de l'humanité en caste...
Parce qu'évidemment, c'est là un procédé destinné à servir au message de son auteur. Pourtant nulle part il n'expliquera qu'il faut de la pitié pour les gens du sud ou de l'est, nulle part il n'expliquera que le sprolétaires sont quand même un peu humain... au contraire.
Mais si on comprend son oeuvre, on saisit qu'ils ne servent qu'à mettre en valeur cette horreur, cette abomination que peut produire la subversion des masses, la mnipulation des esprits.
Or, c'est exactement ainsi que Tolkien établi un parrallèle avec ses orques:
Lettre 153
"j'ai représenté au moins les Orques comme des êtres réels pré-existants sur qui le Seigneur Ténébreux a exercé la plénitude de son pouvoir en les remodelant et les corrompant, non en les fabricant.
Ce Dieu 'tolérerait' cela, ne semble pas pire théologie que la tolérance de la déshumanisation calculée d'Hommes par des tyrans ainsi qu'il en va aujourd'hui."
Il parle bien de la déshumanisation engendrée par le nazisme, Orwell parlait (en petite visée bien que son propos soit plus large) de celle du communisme, mais les fonds se rejoignent parfaitement.
Curieux qu'un des auteurs ait été compris et pas l'autre... Sans doute parce que l'autre mêle trop d'ingrédient à son plat, qui est trop riche pour en démêler la recette...

