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Mise à jour - 13-05-2004 : Essais
#8
Hum !
"The One" peut-il être décemment considéré, pour un prêtre théologien, comme un "nom divin" ou une "allusion au sauveur"
Au mieux a-t-on une "allusion au nom divin".
(qui pinaille par le pinaillage périra par le pinaillage !! :-)) )

Au sujet de Minas Tirith, j'ai vérifié mes dires, et j'ai tort... à première vue du moins.

Il y a bien une dizaine d'occurence de Minas Tirith encore après la chuet de Sauron, mais il faut noter:
- Les mentions de Minas Tirith on trois contextes:
* contexte guerrier: on parle Minas Tirith quand on évoque la forteresse guerrière et non la cité de paix qu'elle est devenue (rites ou retour du champ de bataille)
* contexte de passé: Minas Tirith est utilisé lorsque l'on rapelle ce qu'a été la cité, ou des événements liés à ce passé (Frodon se remémorant son arrévée à Minas Tirith par ex.). Là encore, le contexte n'est pas celui de la paix gagnée, mais d'opposition entre l'état actuel de la cité et ce qu'elle avait été !
* Deux exceptions notables: celles où Minas Tirith est évoquée au sujet du lieu où les Hobbits vont se reposer ou écrire le SdA.

Pour prouver ce que je dis, j'ai là un morceau qui illustre exactement cette opposition que Tolkien manifeste entre "Minas Tirith" et "la Cité":

T3, Chap. IV. LE CHAMP DE CORMALLEN, Page 317:
Mais quand, après le Silence Debout, on apporta le vin, entrèrent deux écuyers pour servir les rois; du moins était-ce là ce qu'ils paraissaient être : l'un était vêtu du noir et argent des Gardes de Minas Tirith et l'autre de vert et blanc. Mais Sam se demanda ce que de tels jeunes garçons faisaient dans une armée de puissants hommes.
et puis soudain, comme ils approchaient et qu'il els vit plsu nettement, il s'exclama :
- Oh, regardez, Monsieur Frodon ! Regardez ! Eh bien, ça alors ! Si ce n'est pas Pippin, Monsieur Peregrin Touque, devrais-je dire, et Monsieur Merry ! Comme ils ont grandi ! Par exemple ! Mais je vois qu'il y a d'autres histoires que la nôtre à raconter.
- Oui, certes, dit Pippin, se tournant vers lui. Et nous commencerons à les raconter dès la fin de ce festin. En attendant, vous pouvez vous adresser à Gandalf. Il n'est pas aussi réservé qu'autrefois, encore qu'il rie maintenant plus qu'il ne parle. Pour le moment, Merry et moi sommes occupés. Nous sommes chevaliers de la Cité et de la Marche, comme vous le remarquez, j'espère.

Alors que Sam et Frodon voient deux soldats aux armes de Minas Tirith, eux qui sortent droit de l'enfer et qui sont encore entourés d'armées et des bruits de leur combat, ceux-ci corrigent leur vision, ils ne sont pas soldats de Minas Tirith la forteresse, mais Chevaliers de la Cité !
C'est ce genre d'opposition qui fait perdurer l'emploi de Minas Tirith après la chute de Sauron. L'actualité de Minas Tirith est bel et bien d'avoir perdu son nom et d'être devenu "la Cité".
("La cité du Grand Roi" est l'expression exacte à laquelle je voulais faire référence et qui se trouve continuellement dans la Bible, à associer avec la vision de la Jérusalem Céleste).

Il demeure que "la Cité", avec une majuscule, était déjà utilisée auparavant pour désigner Minas Tirith, mais dans un contexte assez particulier cette fois, celui de la Cité du Salut. Elle est appelée ainsi quand pipin la contemple ou quand le narrateur la décrit comme une Cité Gardée, fiable et lieu de sécurité, de grandeur, de noblesse.
(cela dit, je reconnais que cela rend mon argumentation moins probante, si l'on s'en tient à la seule étude des occurences.
Il n'empêche que je continue à voir dans la Cité après la chute de Sauron une image de la Jérusalem céleste, comme je l'ai montré dans les pages sus-citées.)

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