Ce que je trouve très original dans ton illustration, Sosryko, c’est le choix de l’angle qui correspond au statut d’exception de Tom.
Avec un grand sourire, Tom observe un personnage hors cadre : son regard descend vers lui, en partant un peu vers la droite.
Or, c’est précisément le point de vue précis que nous adoptons en regardant ce dessin. La mise en abyme est subtile, car elle joue sur le regard. Nous découvrons avec le sourire un Tom Bombadil qui lui-même regarde quelqu’un d’autre : de là à supposer que nous soyons justement ce personnage inconnu auquel Tom adresse un de ses petits sourires mystérieux et amusés, il n’y a pas loin ! ;-)
Ainsi, qui regarde Tom ? « C’est lui », c’est-à-dire nous-même lorsque nous portons sur le monde le regard bombadilien que Sosryko nous a appris à découvrir :-)

