On sera bien d'accord là-dessus, tout simplement parce que Tolkien n'a pas écrit de la fantasy telle qu'elle se définit aujourd'hui. Je classe personnellement Tolkien dans le merveilleux, le terme de fantasy par lui choisi n'ayant plus le sens qu'il y mettait (mais c'est un autre débat, déjà tenu ailleurs).
Je n'ai jamais sous-entendu qu'un auteur quel qu'il soit devait TOUT à Tolkien, (le contraire est évident) mais simplement qu'il lui devait la brèche qu'il avait ouverte par un long labeur et par laquelle les auteurs de fantasy passent désormais allègrement... un peu trop allègrement même !
Sincèrement, aurais-tu écris tes romans avant que le genre ne fût consacré par Tolkien ?
Sur l'originalité et le "fantasme", j'attend ton retour, cela m'intéresse beaucoup (nous en avions déjà un peu parlé par email).
Comme l'analyse Anne Besson, l'originalité est quand même rare dans ce genre, quoi que prétendent les auteurs.
(entre nous, je ne revendique pas de l'originalité, ce n'est pas selon moi le bon critère du merveilleux)
Nous sommes d'accord sur la création en fantasy actuelle, sauf que tu ne nomme plus ça "fantasy", tandis que je jette tout ça dans la fantasy avec mépris, en prenant soin d'en ôter Tolkien et quelques autres.
Tu parles d'école. Je ne crois pas que l'on puisse parler d'école Tolkiennienne, parce que cela restreindrait son influence à un style au sein de la fantasy, alors que son influence est bien plsu majeure que cela. On peut opposer deux écoles. Peut-on opposer qui que ce soit à Tolkien, non pas dans le style, mais dans l'ouverture historique qu'il a créé dans le monde de l'édition. ("comparer", à la limite, mais on ne pourra, à mon avis, lui "opposer" personne).

