25-02-2005, 11:37
Un anniversaire, ça se fête, pourquoi avec un inédit et une énigme (=Qui est N. ?) ;-)) ?
[citation=— Tolkien, Notes après une lecture de N., Chap. II, Faërie, HoME XIII, p. 42-43.]Chercheurs et poètes ont toujours paru, parlant la même langue, appartenir à un même peuple.
Ce que les uns avaient rassemblé en gros et rangé en grande masse ordonnée, d'autres s’en sont servi pour satisfaire aux besoins du cœur humain et lui donner sa nourriture quotidienne ; et ils ont brisé cette Faërie immense, l’ont façonné en autant de Faëries diverses, petites, aimables. Quand ceux-ci poursuivaient, avec un [43] sentiment subtil, les choses fluides et [illisible : fugitives?], ceux-là, à coups de pic avec la pointe et le tranchant, cherchaient à pénétrer la structure et les relations, entre elles, des différentes parties. Entre leurs mains la Faërie amicale mourut, ne laissant que des restes palpitants ou morts, tandis que par le poète au contraire, ranimée encore comme par un vin généreux, elle faisait entendre les chants les plus alertes et les plus divins, et, élevée au-dessus de la vie quotidienne, elle montait jusqu’au ciel, dansait et prophétisait ; elle nommait chacun de ses hôtes le bienvenu et, d’un cœur joyeux, elle prodiguait ses trésors. Elle goûtait ainsi, avec le poète, des heures célestes et ne conviait le chercheur que lorsqu’elle était malade et prise de scrupules. Alors elle faisait, de bon gré, une réponse à chacune des questions [au crayon en marge : du fils de Maître Nokes] de l’homme grave et austère. Celui, donc, qui veut connaître bien l'âme de Faërie, doit la chercher en compagnie du poète : c’est là qu’elle est ouverte et que s’épanche son cœur plein de merveilles. Mais celui qui ne l’aime pas du fond du cœur, ou celui qui ne s’efforce qu’à l’admirer et à apprendre pour savoir, il doit, celui-là, visiter assidûment ses hôpitaux et ses ossuaires.[/citation]
Bon anniversaire, cher ami :-))
Et reviens-nous vite pour éclairer de ton étoile nos chemins en Faërie ! Les poètes sont aussi rares que des Istari fidèles en cette contrée ;-)
[citation=— Tolkien, Notes après une lecture de N., Chap. II, Faërie, HoME XIII, p. 42-43.]Chercheurs et poètes ont toujours paru, parlant la même langue, appartenir à un même peuple.
Ce que les uns avaient rassemblé en gros et rangé en grande masse ordonnée, d'autres s’en sont servi pour satisfaire aux besoins du cœur humain et lui donner sa nourriture quotidienne ; et ils ont brisé cette Faërie immense, l’ont façonné en autant de Faëries diverses, petites, aimables. Quand ceux-ci poursuivaient, avec un [43] sentiment subtil, les choses fluides et [illisible : fugitives?], ceux-là, à coups de pic avec la pointe et le tranchant, cherchaient à pénétrer la structure et les relations, entre elles, des différentes parties. Entre leurs mains la Faërie amicale mourut, ne laissant que des restes palpitants ou morts, tandis que par le poète au contraire, ranimée encore comme par un vin généreux, elle faisait entendre les chants les plus alertes et les plus divins, et, élevée au-dessus de la vie quotidienne, elle montait jusqu’au ciel, dansait et prophétisait ; elle nommait chacun de ses hôtes le bienvenu et, d’un cœur joyeux, elle prodiguait ses trésors. Elle goûtait ainsi, avec le poète, des heures célestes et ne conviait le chercheur que lorsqu’elle était malade et prise de scrupules. Alors elle faisait, de bon gré, une réponse à chacune des questions [au crayon en marge : du fils de Maître Nokes] de l’homme grave et austère. Celui, donc, qui veut connaître bien l'âme de Faërie, doit la chercher en compagnie du poète : c’est là qu’elle est ouverte et que s’épanche son cœur plein de merveilles. Mais celui qui ne l’aime pas du fond du cœur, ou celui qui ne s’efforce qu’à l’admirer et à apprendre pour savoir, il doit, celui-là, visiter assidûment ses hôpitaux et ses ossuaires.[/citation]
Bon anniversaire, cher ami :-))
Et reviens-nous vite pour éclairer de ton étoile nos chemins en Faërie ! Les poètes sont aussi rares que des Istari fidèles en cette contrée ;-)

