Je suis persuadée qu'avant novembre 2001, ce travail t'aurait demandé beaucoup moins de temps...
Mais doit-on se féliciter, pour la notoriété et la dignité de Tolkien, de voir le mot Hobbit mis ainsi à toutes les sauces ?
Je crains que non, et l'anecdote que tu cites à propos des journalistes au rassemblement de Birmingham ne fait que confirmer ma conviction : deux vision de Tolkien cohabitent maintenant, celle de l'écrivain (qui reste, je le crains, minoritaire et confidentielle) et celle de l'adaptation cinématographique qui, quelles que soient ses qualités et ses défauts, devient l'image prépondérante (et, infâmie, référentielle ! ).
Et comme les médias s'entendent superbement à transformer un fait sujet à controverse (ce que nous continuons à faire ici) en vérité officielle et incontestable...
Qu'on le regrette ou qu'on s'en réjouisse, ce sera ainsi, inéluctablement je le crains...
Sylvie, enfonceuse de portes ouvertes, mais j'en avais envie. Na.

