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'Mélanger les mythes, c'est les détruire'
#9
Kendra, attention, j'ai cité plusieurs auteurs, Philippe Maxence n'est pas l'auteur du texte que nous contrarions, mais bien de la belle phrase que relève Moraldandil.

De même attention, tu confonds toi aussi le mythe et le conte. Tes explications sur l'historicité des certains personnages entourant Merlin sont très intéressantes, mais Merlin est un personnage de conte, non de mythe.
Un mythe, c'est Gilgamesh, c'est Adam, c'est Sisyphe et les Titans, c'est Oedipe même sans doute, c'est l'objet du Graal à la limite en ce qu'il reproduit un élément mythique déjà pré-existant (l'arbre de vie ou toute quête d'une source de vie), c'est le héros sacrifié.
Les mythes, comme le dit l'auteur que j'incrimine sur d'autres points :

[citation][...] viennent du fond des âges, ils se transforment selon des lois qui sont celles de toute tradition. On doit les traiter avec le plus grand respect, car ils correspondent, chacun d’entre eux, dans leur spécificité propre et inaliénable, à des structures permanentes de l’esprit humain, agissant comme des sortes de sacramentaux.[/citation]

Je ne suis pas sûr de le suivre pour la fin de sa phrase, mais pour le reste, il est dans le vrai. Je note d'ailleurs qu'il est d'accord pour dire que les mythes se transforment (je prendrai justement en exemple le saint Graal dans la réponse que je lui ferai, qui est une réminiscence de l'arbre de vie poursuivi par Gilgamesh, ou de tant d'autres mythes), mais qu'il estiment que cela doit se faire selon la loi "de toute tradition". Oui, les mythes sont aussi une tradition, qui est transmise à chaque nouvelle génération depuis le fond des âges, mais je ne vois pas à quelles lois de transmission il fait allusion.

Moraldandil, merci pour le lien, je vais m'y replonger avant de tenter une réponse à ce monsieur.

Concernant la phrase relevée du père Humbrecht, je te suis un peu moins par contre.
Je n'ai pas lu cete phrase comme parlant des valeurs chrétiennes qui continuent (heureusement) à soutenir notre monde occidental, mais bien dans le contexte du seigneur des Anneaux (et de Narnia) comme une constatation de ce qu'aujourd'hui la culture religieuse ne permette plus de reconnaître les éléments chrétiens d'une oeuvre quand elles ne sont pas assez manifestes.
Manifestement, le problème était moindre à l'époque de Tolkien, pour que même un athée vienne lui dire qu'il avait décelé la foi présente dans cette oeuvre.
(Et Kendra, pour avoir fait des formations à la première communion, je suis au regret de te dire que cela ne suffit malheureusement pas à te donner une culture religieuse décente aujourd'hui... à mon grand regret. Même les préparations à la confirmation en sont assez éloignées, où l'on parle plus de bateau à voile que de l'hypostase du Christ par exemple, ou même des 7 dons du Saint esprit... bref juste pour te dire que tu ne peux pas être l'étalon d'une bonne mesure de la présence ou non d'élément religieux dans l'oeuvre de Tolkien. Et ce débat a été mené ailleurs, ne remettons pas le couvert ici !)

Jusque là, j'étais plutôt d'accord avec cette analyse, que j'avais même devancée. Peux-tu développer Moraldandil ?
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