D'ailleurs, le réalisateur d'Highlander I, Russel Mulcahy, avait eu cette idée en premier. A l'époque il avait déclaré qu'il n'envisageait absolument aucune autre formation musicale que Queen pour la BO de son film.
Effectivement la petite bande de Mercury s'en ait infiniment mieux sortie que pour les catastrophiques bidouillages kitsh et pseudo-futuristes de Flash Gordon(Mick Hodges, 1981).
I. Who wants to live forever ?
PS : sinon, pour Queen et le glam, c'est plus complexe que ça.
Queen est à l'origine un combo disgacieux de heavy rock adolescent inspiré par Cream et le premier Led Zep et qui sévit sous le nom de Smile, sans Freddie Mercury (un LP en 1969 qui a fait un bide - je l'ai en CD import... hem :/ le bide est parfaitement justifié.)
Quand Mercury intègre le groupe en 1971, celui-ci est sur le point de se désintégrer. Smile devient alors Queen, Deacon est engagé pour tenir la basse, la musique devient beaucoup plus excitante et plus solide - se forgeant sur les scènes anglaises, la meilleure école du rock - et le tout se glisse habilement sur la vague Glam naissante, derrière les premiers single du nouveau T-Rex (Ride a White Swan) et le Hunky Dory de David Bowie qui vient alors juste de sortir.
Queen en mode Glam, ce sont les trois premiers albums (Queen I en 1973, Queen II et Sheer Heart Attack en 1974)
Le suivant, le fameux A Night at the Opera (1975) n'est déjà plus du Glam Rock.
Mais d'une manière générale, il a toujours été compliqué de coller une étiquette à Queen. Ce groupe agaçant s'est toujours retrouvé en marge des modes dominantes en se permettant d'agaçantes et géniales incursions dans la ritournelle cockney, dans le funk, la new wave, singeant au passage les punks, les métallos chevelus ou les nightclubbers disco en cuir et moustache avec une aisance provocatrice jubilatoire... et le tout en gardant une délicate ligne rock admirablement imperturbable.
I.

