je n'ai aucune inquiétude pour le chat de jeudi ; je pensais surtout à d'autres déclarations du même ordre, dans les médias. A vous de voir s'il faut le modérer, mais cela permettrait surtout de ne pas disperser les questions.
Ou alors : modérer au début ?
Télérama : pour le moment, les journalistes sont injoignables (j'ai appelé / envoyé un mail). Ce qui me paraît grave, dans ces lignes, c'est le procès d'intention fait à Christopher Tolkien, et les erreurs factuelles. L'auteur des lignes ne sait manifestement rien du livre (il/elle croit que Ch. Tolkien a "fait assembler" les textes, ignorant donc tout du travail réalisé par cet homme depuis plus de trente ans), et n'a pas dû lire même la préface ou les appendices dans lesquels toutes les explications sont données - le prénom de Christopher Tolkien n'est même pas cité... Le/la journaliste est également mal informée du "succès" du SdA, qui ne remonte pas à ces dernières années, et le présente comme la cause de la publication de cette oeuvre.
Il y a aussi une condescendance manifeste à l'égard d'un texte auquel on refuse le statut d'oeuvre, pour le présenter comme un phénomène de société. Mais surtout "ne s'embarrasse pas de questions et expédie les affaires courantes" me paraît une formule très violente, à l'égard d'un homme comme Christopher Tolkien.
Je dis tout cela posément, et j'aimerais en parler avec ces journalistes. J'écris régulièrement aux journalistes de Télérama qui suivent la fantasy, depuis 2000, et le début des parutions dont je m'occupe - comme je le fais pour de nombreux médias, mais je n'ai jamais eu de réponse de la part de ce magazine, contrairement aux autres. Etonnant, non ? Le seul à avoir montré de l'intérêt pour l'oeuvre a été Aurélien Ferenczi en 2001, lorsque nous avions fait un entretien de 3 p. sur le texte, au moment de la sortie du film, et j'en garde un excellent souvenir. Je n'ai pas le temps d'insister auprès de ce magazine en particulier ; mais je regrette la coupure entre ceux qui travaillent sur ces textes et certains médias, qui vivent coupés de la réalité et véhiculent des clichés. Voilà, en quelques mots, ce dont j'aimerais discuter avec eux, sous une forme plus développée. On verra !
Pour revenir à ce que dit Zelphalya, la multiplication des formats dans lesquels les oeuvres de Tolkien me paraissent relever de l'éditeur (anglais) ; quant à Christian Bourgois, sérieusement, ce n'est pas le fait d'envoyer 2 exemplaires de plus ou de moins qui change quoi que ce soit à ce que rapporte un livre - mais c'est plutôt une question d'habitudes. Christian Bourgois faisait envoyer de nombreux "services de presse" aux journalistes, mais était moins familier du monde de l'internet ; même s'il écoutait avec intérêt ce que je lui exposais.
amicalement,
Vincent

