snif !! Il était excellent sur les nombreux sujets qu'il abordait)/
Laegalad a en effet posé la question qui est du début à la fin celle vers laquelle je cherche à te faire venir.
Bon, rapidement sur les parenthèses :
Bon, concernant le sujet.
Si j'ai séparé le rôle du jeu, c'est parce que j'avais cru comprendre, en te voyant vouloir faire du "de" de "jeu 'de' rôle" un point d'entrée, et que tu brisais donc l'expression entière de "jeu de rôle" en 3 morceaux. J'essayais de comprendre quel sens pouvait avoir ce morcellement, au lieu de ne considérer que le jeu de rôle comme une chose insécable en soi (RPG).
"L'art n'est qu'interaction", dis-tu. Tu sais, à ce compte là je te rétorquerai : "la réalité n'est qu'interaction !"
L'art pas plus qu'un ciel étoilé ou qu'une baffe en pleine tête !
Si je ne ratifies pas la distinction que j'avais faite, faute de bonne compréhension, entre le jeu et le rôle, j'assume et je réitère celle que je fais entre l'auteur et le lecteur (à moindre échelle entre le joueur et le maître de jeu, puisque les rôle s'inversent régulièrement (le MJ dit au joueur ce qui se passe, puis le joueur dit au MJ ce qui se passe)).
A partir de ce point, et dans toute la suite, mon intervention concernait la définition (pratique) du fantastique et non du jeu de rôle.
Car il y a deux façon d'aborder le fantastique : celui du créateur secondaire, le démiurge qui produit un univers, qui oeuvre, qui travail (au sens de labeur !)
et celui du lectuer, qui en récolte seulement les fruits, qui se délecte (ou non) de tout ce qui a été produit par un autre, qui visite cet univers en le percevant d'après son propre ressenti, d'après sa propre façon d'interagir avec cette seconde réalité. Il goûte au fantastique, seulement, et chaque visiteur en aura une perception différente.
Ca c'était la première question sur le fantastique.
La seconde, c'est à quoi sert-il ?
Si les émotions qu'il procurent (la peur, la joie,...) sont les mêmes que celle de la réalité, à quoi sert-il ? Quel est l'intérêt d'user du fantastique ? Pour arriver à quelle fin ?
Et tout cela mène à la question qui est celle de ton sujet : le fantastique et la foi ? Quelle relation ?
Intégrer le JdR à cette question me semble difficile, car il faut d'abord avoir répondu à toutes ces questions pour se tourner vers le cas spécifique d'un jeu qui utilise le fantastique.
Car le jeu est-il une partie du fantastique, ou le fantastique n'est-il pas seulement un ingrédient, remplaçable, du jeu (ce qui est mon avis).
Il existe d'ailleurs de nombreux jdR réalistes très réussis.
Nous parlons donc spécifiquement du JdR fantastique. Heureusement, tu auras déjà défini ça plus tôt.
Quelle relation donc entre le JdR fantastique et la foi... Comment vas-tu pouvoir arriver jusqu'à cette question ? Et ensuite, comment vas-tu y répondre ?

