07-08-2008, 12:04
Pareil que Zelph'.
Et pas loin d'Esgal ... qui, à ce que j'estime, voit ici particulièrement juste :
Esgal a dit :
Si l'on partage la conception de Tolkien, Faërie — et donc les Elfes — n'ont de sens qu'en ce que c'est l'homme, lorsqu'il est enchanté, qui les rejoint, et non l'inverse. Cette inversion a toutes les chances, au lieu de décentrer l'homme vers ce qui est autre que lui (cf. l'essai du Professeur sur les contes de fées), de le confirmer au contraire dans ce qu'il est déjà, en travestissant, au mieux, ces personnages qui ne sauraient être des Elfes.En plus si le but du roman est de se dire "et si toklien avait vraiment rencontré les elfes ?", pourquoi ne pas le plonger lui dans le monde elfique, plutôt que de ramener les elfes dans notre monde à nous ? C'est vrai que ramener les elfes permet de prendre boooocoup de liberté par rapport à l'oeuvre originale, pour moi c'est choisir le chemin de la facilité par rapport au respect de l'oeuvre de Tolkien...
La couverture (dont le titre) de l'excellent Et si ... on parlait du Seigneur des Anneaux d'Irène Fernandez était bien pauvre en regard de ce qu'elle renfermait. Qui sait ? Peut-être y a t'il ici un espoir que l'histoire n'ait que peu de lien avec cette incongruité verte et rouge :) ... Sinon, ben m'est avis que l'auteur aurait tout aussi bien pu embarquer dans son histoire une escouade d'orques : elle aurait mieux servi son sujet.
Yyr
Esgal a dit par ailleurs :
Mon bon Esgal, ton amitié pour l'Eldalië fait plaisir à voir. Mais que veux-tu, nous sommes dans un monde entièrement gagné à la technique, à la facilité, à l'immédiateté, à l'efficacité, bien des choses qui laissent encore moins de place au souvenir de Faërie que dans le village de Smith, où l'on ne trouvait déjà plus qu'une maigre statuette. Mais mieux valait ce maigre souvenir que pas de souvenir du tout, ainsi que disait le Roi des Elfes au maréchal ferrant, malheureux comme toi de la représentation donnée à ses amis par les siens. Bien qu'en l'occurrence, je me demande s'il demeurera bientôt quelque souvenir que ce soit. Tiens, c'est comme le deuxième opus de l'adaptation de Narnia : l'affiche et la bande-annonce ont marri mes dernières espérances. Je puis prétendre connaître raisonnablement bien le livre du Prince Caspian, j'ai pourtant du mal à le faire coïncider avec ce qu'ils m'en présentent : une orgie d'effets, une orgie de combats cataclysmiques (alors que le livre ne les présente qu'en toile de fond d'une histoire). Quelques critiques de cinéma ont achevé de m'éviter plus grand marrissement encore si jamais il m'était resté quelques illusions (style « j'ai rêvé, cette bande-annonce n'existe pas » :)), tel critique se félicitant que cet opus par rapport au premier se soit « débarassé de son pesant sous-texte chrétien », tel autre louant « le plus grand film de Fantasy depuis le film de Peter Jackson ». Pareil aveu suffit ; n'en jetez plus :).allez réagissez les gens quoi [...]

