Je comprends très bien que l'on puisse être irrité par le succès démesuré - et selon moi immérité - du Da Vinci Code, et encore plus par le fait qu'une foultitude de lecteurs ont pris les théories de Dan Brown (qui ne sont d'ailleurs pas de Dan Brown, vu que je les avais déjà lues à différentes reprises bien avant la sortie du livre). Il n'empêche qu'on est, il me semble, en plein dans le sujet : la religion chrétienne aurait, depuis l'origine, tout fait pour étouffer le principe religieux féminin, et ses servantes (et bien entendu la sexualité).
Elendil,
Je suis la première à défendre Tolkien quand on l'accuse de machisme. Il n'empêche : dans ses fictions, les femmes "non traditionnelles" sont l'exception, même dans les sociétés elfiques. Le pouvoir politique y est tenu presqu'exclusivement par les hommes (une exception : Galadriel. Mais elle est bel et bien une exception, aussi puissante soit-elle - parenthèse : Elrond, dans le SdA, est lui aussi chef d'Etat). On n'y rencontre pas de guerrières. Il n'est pas question de femmes parmi les gardes de Thranduil, ou les marins de Turgon. Les femmes qui "défient" la société des hommes (Aredhel et Luthien) sont condamnées soit à la mort, soit à l' "exclusion sociale". Alors peut-être peut-on envisager des Elfes féminines forgeronnes ou charpentières de marine, selon les textes annexes, mais elles n'apparaissent pas dans les fictions (et je ne crois pas que ces textes annexes aient eu une influence quelconque sur le développement de la fantasy. On ne peut pas inclure Laws and Customs dans un débat sur le roman populaire. Il n'est ni un roman, ni populaire).
En ce qui concerne l'Arnor, il est à peu près absent des fictions lui aussi. Quant à Numenor, on ne peut pas dire que ses - très rares - souveraines lui aient porté chance.
Par contre, au point de vue religieux,

