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Censure ?
#40
(Oui, Isengar, mais dans la foulée, Dieu a aussi condamné l'homme à travailler "à la sueur de son front", si je ne m'abuse...)

Bon, la suite :

Mais d'un point de vue religieux, disais-je, et toujours en me basant sur l'oeuvre "romanesque", je ne vois pas de "domination mâle" (mis à part chez les "méchants", autrement dit chez les peuples-esclaves d'un "dieu" guerrier, mâle et dominateur, Melkor, et de son plus fervent disciple, Sauron).
Et si je prends le Seigneur des Anneaux (qui est quand même le livre de Tolkien qui a eu le plus d'influence sur la fantasy moderne, qu'on ait voulu l'imiter ou le "contrer"), j'ai difficile à l'opposer franchement au cycle des Dames du Lac de Zimmer Bradley, tant les points communs entre Galadriel, princesse, disciple de la "semi-déesse" Melian, (elle-même disciple des "déesses" Este et Vana), fondatrice et membre du Conseil blanc, et "magicienne", et Viviane, princesse et grande prêtresse de la Déesse sont, selon moi, nombreux.

Au niveau du "renouveau féministe religieux" dans la fantasy, je devrais lire l'article d'Anne Larue à tête reposée. Il me semble que les exemple qu'elle y donne sont un peu tirée par les cheveux (c'est vrai que la sorcière est traditionnellement, "celle qui sait", et que "celle qui sait" peut s'appliquer à Hermione, mais Hermione est loin d'être la seule sorcière de la saga Harry Potter, et "celle qui sait" peut difficilement s'appliquer à Molly Weasley, à la fois sorcière et fenne ô combien traditionnelle. Quant au poignard "athamé" d'A la Croisée des Mondes, il est peut-être un symbole wiccain, mais il y est manié par un (jeune) homme, pas par l'héroïne.)
Pour ce qu'elle dit de la wicca elle-même, que je connais peu, il me semble que des adeptes ou des sypathisantes seraient mieux à même que moi d'en parler.

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