C'est devenu un rite que de noyer mes maux de gorge dans une participation accrue à JRRVF ; celui-ci n'échappera peut-être pas à la règle ... :)
Je n'avais pas eu le temps de commenter cet article. Mais en a-t-il besoin ?
Juste — surtout — partager l'émotion et la gratitude déjà signalée plus haut pour le « travail de bénédictin » de Christopher Tolkien.
Et aussi — plus accessoirement — la joie de rejoindre ou de se trouver rejoint par une analyse sans concession sur « le fossé qui s'est creusé entre la beauté, le sérieux de l'œuvre, et ce qu'elle est devenue ». Tolkien ne pouvait pas en effet, dans un monde soumis à la Machine, ne pas être « absorbé par l'absurdité de l'époque » où tout doit être commis et consommé — ainsi des films.
Pourtant, par-delà un certain « désespoir intellectuel » causé par un stérile sol de pierres, demeure bien, notamment et tout particulièrement « grâce à l'infinie persévérance de son fils », « la portée esthétique et philosophique de cette création » qui offre à qui veut bien l'accueillir une goutte d'eau des plus énivrantes. Comme son père le lui écrivait, après avoir reçu la lettre d'un enfant ayant trouvé en Bilbo le livre le plus merveilleux :
Merci, chers J.R.R. & Christopher Tolkien, d'avoir étanché ma soif ! :)
Et réjouissons-nous, car aujourd'hui la nouvelle traduction du Hobbit, les Promenades, et le Dictionnaire seront, je gage, des gouttes des plus désaltérantes ... :)

