09-12-2002, 17:21
il me semble que l'homme revolte, est celui qui ne considere pas dieu comme etant la seule reponse possible a ses questions, et, par extension, que l'ordre (et le desordre) du monde ne suivent pas necessairement une trame manicheenne... yvan karamazov est profondement revolte, mais sa trame de pensee est tout aussi binaire que celle contre laquelle il se revolte, meme si elles ne sont pas en phase... il ne remet pas en cause le fait d'avoir un dieu, mais le fait que ce dieu se comporte de telle ou telle facon, qu'il desapprouve...
la revolte philosophique qui m'interesse ici est celle qui va au dela de la notion de bien et de mal, garde-fou moral qui cimente les societes des hommes, mais qui est finalement moins reelle que disons les lois de la physique par exemple...
ceci etant dit, je pense comme toi Vinyamar, que tolkien n'a pas voulu ecrire un roman de philo, et la grandeur de l'oeuvre reside dans l'integrite de sa valeur poetique, mais je me posais la question vu que:
1- le silmarillion est quand meme un recit de la creation du monde, ce qui stimule toujours le mecreant philosophe qui sommeille en moi...
2- la structure figee de la metaphysique tolkiennienne ne permettant pas d'autre revolte que celle contre le mal, ou d'ailleurs contre le bien, elle implique un manicheisme sous jacent que l'auteur decline a l'infini, et de facon magistrale...
la revolte philosophique qui m'interesse ici est celle qui va au dela de la notion de bien et de mal, garde-fou moral qui cimente les societes des hommes, mais qui est finalement moins reelle que disons les lois de la physique par exemple...
ceci etant dit, je pense comme toi Vinyamar, que tolkien n'a pas voulu ecrire un roman de philo, et la grandeur de l'oeuvre reside dans l'integrite de sa valeur poetique, mais je me posais la question vu que:
1- le silmarillion est quand meme un recit de la creation du monde, ce qui stimule toujours le mecreant philosophe qui sommeille en moi...
2- la structure figee de la metaphysique tolkiennienne ne permettant pas d'autre revolte que celle contre le mal, ou d'ailleurs contre le bien, elle implique un manicheisme sous jacent que l'auteur decline a l'infini, et de facon magistrale...

