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Leaf by Niggle
#14
A mon tour je viens d’achever la lecture de Faërie. Et je pense que Feuille, de Niggle est le genre de conte qui s’écrit tout seul, où il suffit de laisser courir sa plume pour que tout se mette en place. J’ai moi aussi quelques velléités d’écriture, encore que tous mes brouillons ou presque aient fini à la corbeille. Mais les rares qui ai soutenu mon autocritique ont été écrits sans recherche fouillée d’allégorie, et pourtant étaient ceux qui avaient finalement le plus d’impact. Je fais le rapprochement ici avec la phrase « that story was the only thing I have ever done which cost me absolutely no pains at all» citée par Xav, et non aux feuilles de Niggle, toujours repeintes, jamais les mêmes. C’est du moins mon interprétation de ce passage.
Pour les voix et le Berger, je pense qu’ils sont là parce qu’ils y étaient déjà, en déformant un peu tes mots, Vinyamar ; ils existaient avant que l’histoire ne soit écrite et se sont imposés naturellement.
Il serait certainement possible d’aller au-delà avec Freud et Jung, mais je n’en ai absolument aucune envie. Il est de ces contes qui sont fait de brume et qui laisse un goût d’infini une fois achevé. A trop être analysé, il perdrait de sa magie. And, he that breaks a thing to find out what it is has left the path of wisdom, isn’t it ;-)?
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