13-02-2004, 20:11
Figurez-vous que ce fuseau devient chaque fois plus enchanteur... L'air de Faërie, sans doute :)
Ce qui me rappelle le passage le plus émouvant, selon moi, du Dernier navire :
[citation=ATB, p 424]Firiel looked from the river-bank,
one step daring;
then deep in clay her feet sank,
and she halted staring.
[85] Slowly the elven-ship went by
whispering through the water:
"I cannot come!" they heard her cry.
"I was born Earth's daughter!" [/citation]
Née Fille de la Terre, Firiel ne peut rejoindre les Elfes pour un voyage sans retour. Et il semble en être de même pour les autres humains (donc le Maître Queux n'est pas parti pour Faërie... encore que... ce qui me titille, c'est que dans le SdA, Bolbi, Sam et Frodo, de même que Gimli, peuvent rejoindre les Terres Immortelles pour y finir leurs jours. Mais ici, non, les mortels restent et demeureront chez les mortels. Remarquez, ça ajoute une note de douce-amère pas désagréable, mais c'est peut-être mon goût pour les histoires qui ne finissent pas totalement bien, ni complètement mal).
Mais là, avec cette fin, Tolkien me semble se poser en contre-pied de la plupart des contes traditionnels que j'ai pu lire, où les héros peuvent retourner en Faërie (Bran, par exemple, ou Arthur accueilli en Avalon. Il est vrai qu'on a le contre-exemple d'Oisin qui finira par mourir sur sa terre natale) : je vais prendre pour exemple le cas de Tom dans le conte Ecossais Tom le Poète (la seule version que j'ai sous la main est Histoires merveilleuses des cinq continents, " Sur les routes, l'aventure ", par Ré et Philippe Soupault, éd. Pocket Junior – ne riez pas ! :o), ce qui m'embête bien parce que j'ai souvenance d'en avoir lu autre autre version qui faisait durer le plaisir plus longtemps... mais impossible de me rappeler où). Je raconte brièvement l'histoire, je ne sais pas si le conte est bien connu :
[citation][normal]un jeune, beau, intelligent et tutti quanti seigneur, nommé Tom, se promenait dans son bois quand il entendit... je vous le donne en mille : une très douce musique. Apparaît alors une très belle chasseresse, blonde évidement expliquez-moi pourquoi les brunes ont toujours les rôles des sorcières..., de riche vêture et harnachement, qui s'arrête devant lui. Et lui, subjugué de tant de beauté, oublie ses bonnes manières, la prend dans ses bras et l'embrasse. La belle n'étant pas du genre à se laisser faire (accessoirement, c'est la Reine des Fées, mariée au Roi des Fées), elle se transforme immédiatement en vilaine carabosse à verrues et cheveux filasses, et lui annonce qu'il sera obligé de la servir pendant sept ans. Ils traversent ce que Tom croit être un désert, jusqu'à ce que la Reine lui dise de mettre sa tête (à lui Tom) sur ses genoux (à elle la Reine) pour qu'il puisse voir " ce que les yeux des mortels ne distinguent pas " : et voilà que trois routes se profilent devant eux : une belle large et droite (que tout le monde prend et qui ne mène nulle part), une étroite, sinueuse et bordée d'épine (qui mène au royaume du bonheur éternel mais que peu de gens prennent) et enfin une troisième, très belle, champêtre, bordée de fleurs, de fougères et de genêts. Cette dernière, aucun mortel ne peut la choisir, car c'est le chemin d'accès au royaume de Faërie. Tom pourra y aller et en revenir, à condition qu'il reste silencieux. Ils chevauchent un temps indéterminé (essentiellement parce que Tom s'est évanoui dans les jupes de la Reine en croyant se noyer dans la nuit), ils parviennent à un château où la Carabosse devient de nouveau belle dame. Tom demeure sept ans là-bas (qui ne lui paraissent que trois jours), à la fin la Reine lui fait don de : la vérité, la clairvoyance, la poésie, et d'une harpe. Tom retourne donc chez lui, y passe un certain temps, acquiert sa renommée, puis une nuit, un cerf et une biche aussi blancs que la neige semblent l'attendre près du fleuve. Tom les y rejoint, on les voit se jeter dans l'eau, et aucun ne revint au château. " Chacun savait bien qu'ils avaient rejoints le château de la Reine des Fées ".[/normal][/citation]
Ce conte est un peu moins " épuré " que celui de Tolkien. Mais on y retrouve quelques points communs : la musique, annonciatrice de la venue de la Reine et inséparable de Faërie, la " clairvoyance " que l'on acquiert au Royaume Périlleux (et des mains de la Reine, qui plus est : cf. le passage déjà cité : [emphase]" elle lui posa la main sur la tête, et un grand calme l'envahit ; il lui paru être en même temps dans le Monde et en Faërie, et aussi en dehors des deux "[/emphase], 282 pour Ferrant, et... non, pas des mains, des genoux de la Reine pour Tom, à la croisée des chemins. Mains comme genoux sont, d'après mon dictionnaire des symboles, symbole de puissance) (mais je n'ai trouvé aucune mention dans Tom le Poèteà une quelconque lumière dans les yeux), l'accès limité au royaume de Faërie (limité aux détenteurs de l'Etoile, ou à ceux accompagnés de la Reine), et aussi accès limité à l'intérieur de Faërie, ou plutôt, certaines régions de Faërie sont accessibles à la condition que le héros ne sache pas comment (pour Ferrant, c'est l'accès à l'Arbre du Roi, qu'il ne trouva qu'une seule fois après avoir erré dans le brouillard, et celui où se tient la Reine lors de son dernier voyage : [emphase]" sa vue avait souvent été obnubilée par le brouillard ou par l'ombre "[/emphase], 280 ; pour Tom, il s'évanouit de peur dans les jupes de la Reine alors qu'ils semblent se noyer avant d'arriver au palais de la Dame).
Remarque au passage : une des caractéristiques les plus fréquente des contes traitant de Faërie, à savoir un écoulement du temps plus rapide, ne se retrouve pas dans Ferrant de Bourg-au-bois. Cependant, on en est victime en Lórien, (L2C9, [emphase]" You'll remember, Mr Frodo, the Moon was waning as we lay on the flet up in that tree: a week from the full, I reckon. And we'd been a week on the way last night, when up pops a New Moon as thin as a nail-paring, as if we had never stayed no time in the Elvish country. "[/emphase], p.379 de l'édition Harper Collins avec Gandalf en couverture :)... Désolé pour l'anglais, j'ai prêté mon édition française)
Je reviens sur le lis :
Tout ça s'est trottetourné dans ma tête, et je me demande... oui, si l'étoile n'est pas nécessaire pour pouvoir continuer à errer sans danger en Faërie après l'enfance...
Le passage que tu as cité, Yyr, se déroule quand Ferrant a dix ans ([emphase]" le garçon se leva avant l'aube, car il n'avait pas envie de dormir : c'était son dixième anniversaire. "[/emphase], 271). A dix ans, on commence à quitter l'enfance. Et c'est à ce moment que l'étoile se révèle, et qu'elle [emphase]" s'élève lentement comme pour s'envoler "[/emphase]. C'est à ce moment que Ferrant fait ce geste vif qui lui gardera la porte ouverte pour Faërie. Ne l'aurait-il pas fait, qu'il n'aurait plus été protégé des Maux Mineurs et des Maux Majeurs, quand bien même il aurait pu retourner au pays féerique (quels sont ses Maux Mineurs et ses Maux Majeurs, j'ai une vague idée en tête, mais je la laisse mûrir).
Et voilà peut-être pourquoi le lis rappelle une odeur oubliée à Ned : lui n'a pas eu d'étoile à dix ans pour lui permettre de voyager encore au Royaume Périlleux (à l'épisode du lis, il est adulte déjà) ; il a pu le faire durant l'enfance, mais plus ensuite. Et il a besoin de son père pour se rappeler de Faërie ([emphase]" Tu as encore beaucoup de choses à m'apprendre, si tu en as le temps, tu sais, Maître Forgeron. Et je ne pense pas seulement au travail du fer. "[/emphase], 291).
Quant à ta remarque dernière, Yyr, je n'avais pas compris la même chose que toi : plutôt que le pitchoun ne pourra pas faire de mal à l'objet et que l'objet ne pourra pas lui faire de mal... non ?
[small]My Precioussss :) Pourvu qu'on n'ai pas oublié de balizzzzz[/small]
Quote:Yyr : Et nous devrons parler, chers amis, de l'importance de la "séparation" quand Ferrant remet son étoile. Non pas une séparation définitive je crois. Mais l'importance de considérer la juste place des choses : [emphase]« Non, non, fils Ferrant ! Que ceci soit un jour de fête ! Le nom de grand-père n'a pas encore affaibli mes bras pour un sou. Laisse venir l'ouvrage ! Il y aura désormais deux paires de bras pour s'y atteler, tous les jours de la semaine. Je ne partirai plus, Ned : plus en de longs voyages, si tu me comprends.»"[/emphase] Car si les Elfes nous donnent de recouvrir une vue claire, c'est pour que celle-ci nous serve en notre Monde ... pour notre Monde ; Faërie n'est pas notre Monde, et Ferrant ni nous ne pouvons en faire notre maison. Notre place est ici, avec nos frères et nos sœurs.
Ce qui me rappelle le passage le plus émouvant, selon moi, du Dernier navire :
[citation=ATB, p 424]Firiel looked from the river-bank,
one step daring;
then deep in clay her feet sank,
and she halted staring.
[85] Slowly the elven-ship went by
whispering through the water:
"I cannot come!" they heard her cry.
"I was born Earth's daughter!" [/citation]
Née Fille de la Terre, Firiel ne peut rejoindre les Elfes pour un voyage sans retour. Et il semble en être de même pour les autres humains (donc le Maître Queux n'est pas parti pour Faërie... encore que... ce qui me titille, c'est que dans le SdA, Bolbi, Sam et Frodo, de même que Gimli, peuvent rejoindre les Terres Immortelles pour y finir leurs jours. Mais ici, non, les mortels restent et demeureront chez les mortels. Remarquez, ça ajoute une note de douce-amère pas désagréable, mais c'est peut-être mon goût pour les histoires qui ne finissent pas totalement bien, ni complètement mal).
Mais là, avec cette fin, Tolkien me semble se poser en contre-pied de la plupart des contes traditionnels que j'ai pu lire, où les héros peuvent retourner en Faërie (Bran, par exemple, ou Arthur accueilli en Avalon. Il est vrai qu'on a le contre-exemple d'Oisin qui finira par mourir sur sa terre natale) : je vais prendre pour exemple le cas de Tom dans le conte Ecossais Tom le Poète (la seule version que j'ai sous la main est Histoires merveilleuses des cinq continents, " Sur les routes, l'aventure ", par Ré et Philippe Soupault, éd. Pocket Junior – ne riez pas ! :o), ce qui m'embête bien parce que j'ai souvenance d'en avoir lu autre autre version qui faisait durer le plaisir plus longtemps... mais impossible de me rappeler où). Je raconte brièvement l'histoire, je ne sais pas si le conte est bien connu :
[citation][normal]un jeune, beau, intelligent et tutti quanti seigneur, nommé Tom, se promenait dans son bois quand il entendit... je vous le donne en mille : une très douce musique. Apparaît alors une très belle chasseresse, blonde évidement expliquez-moi pourquoi les brunes ont toujours les rôles des sorcières..., de riche vêture et harnachement, qui s'arrête devant lui. Et lui, subjugué de tant de beauté, oublie ses bonnes manières, la prend dans ses bras et l'embrasse. La belle n'étant pas du genre à se laisser faire (accessoirement, c'est la Reine des Fées, mariée au Roi des Fées), elle se transforme immédiatement en vilaine carabosse à verrues et cheveux filasses, et lui annonce qu'il sera obligé de la servir pendant sept ans. Ils traversent ce que Tom croit être un désert, jusqu'à ce que la Reine lui dise de mettre sa tête (à lui Tom) sur ses genoux (à elle la Reine) pour qu'il puisse voir " ce que les yeux des mortels ne distinguent pas " : et voilà que trois routes se profilent devant eux : une belle large et droite (que tout le monde prend et qui ne mène nulle part), une étroite, sinueuse et bordée d'épine (qui mène au royaume du bonheur éternel mais que peu de gens prennent) et enfin une troisième, très belle, champêtre, bordée de fleurs, de fougères et de genêts. Cette dernière, aucun mortel ne peut la choisir, car c'est le chemin d'accès au royaume de Faërie. Tom pourra y aller et en revenir, à condition qu'il reste silencieux. Ils chevauchent un temps indéterminé (essentiellement parce que Tom s'est évanoui dans les jupes de la Reine en croyant se noyer dans la nuit), ils parviennent à un château où la Carabosse devient de nouveau belle dame. Tom demeure sept ans là-bas (qui ne lui paraissent que trois jours), à la fin la Reine lui fait don de : la vérité, la clairvoyance, la poésie, et d'une harpe. Tom retourne donc chez lui, y passe un certain temps, acquiert sa renommée, puis une nuit, un cerf et une biche aussi blancs que la neige semblent l'attendre près du fleuve. Tom les y rejoint, on les voit se jeter dans l'eau, et aucun ne revint au château. " Chacun savait bien qu'ils avaient rejoints le château de la Reine des Fées ".[/normal][/citation]
Ce conte est un peu moins " épuré " que celui de Tolkien. Mais on y retrouve quelques points communs : la musique, annonciatrice de la venue de la Reine et inséparable de Faërie, la " clairvoyance " que l'on acquiert au Royaume Périlleux (et des mains de la Reine, qui plus est : cf. le passage déjà cité : [emphase]" elle lui posa la main sur la tête, et un grand calme l'envahit ; il lui paru être en même temps dans le Monde et en Faërie, et aussi en dehors des deux "[/emphase], 282 pour Ferrant, et... non, pas des mains, des genoux de la Reine pour Tom, à la croisée des chemins. Mains comme genoux sont, d'après mon dictionnaire des symboles, symbole de puissance) (mais je n'ai trouvé aucune mention dans Tom le Poèteà une quelconque lumière dans les yeux), l'accès limité au royaume de Faërie (limité aux détenteurs de l'Etoile, ou à ceux accompagnés de la Reine), et aussi accès limité à l'intérieur de Faërie, ou plutôt, certaines régions de Faërie sont accessibles à la condition que le héros ne sache pas comment (pour Ferrant, c'est l'accès à l'Arbre du Roi, qu'il ne trouva qu'une seule fois après avoir erré dans le brouillard, et celui où se tient la Reine lors de son dernier voyage : [emphase]" sa vue avait souvent été obnubilée par le brouillard ou par l'ombre "[/emphase], 280 ; pour Tom, il s'évanouit de peur dans les jupes de la Reine alors qu'ils semblent se noyer avant d'arriver au palais de la Dame).
Remarque au passage : une des caractéristiques les plus fréquente des contes traitant de Faërie, à savoir un écoulement du temps plus rapide, ne se retrouve pas dans Ferrant de Bourg-au-bois. Cependant, on en est victime en Lórien, (L2C9, [emphase]" You'll remember, Mr Frodo, the Moon was waning as we lay on the flet up in that tree: a week from the full, I reckon. And we'd been a week on the way last night, when up pops a New Moon as thin as a nail-paring, as if we had never stayed no time in the Elvish country. "[/emphase], p.379 de l'édition Harper Collins avec Gandalf en couverture :)... Désolé pour l'anglais, j'ai prêté mon édition française)
Je reviens sur le lis :
Quote:Laegalad: Au passage, une chose m'intrigue : le parfum du petit lis. Ned dit qu'il lui rappelle quelque chose qu'il a oublié ; quoi ? [...]
Yyr : L'air de Faërie, je dirais, même s'il n'y est allé, mais pas tant à cause de son père. Ce passage ne vient-il comme en écho à celui qui montre Ferrant juste avant que l'étoile tombe de sa bouche, le matin de son dixième anniversaire, alors qu'il n'a pas encore lui-même entrepris ses voyages :
[citation]« Cela me rappelle Faërie, s'entendit-il prononcer ; et en Faërie les gens chantent, aussi 0187. Alors il se mit à chanter, haut et clair, d'étranges paroles qu'il semblait savoir par coeur. A ce moment, l'étoile tomba de sa bouche, et il l'attrapa dans sa main ouverte. Elle était à présent d'argent brillant et étincelait au soleil ; mais elle frémit et s'éleva lentement comme pour s'envoler. Sans réfléchir, il appliqua vivement sa main contre sa tête, et l'étoile resta fixée au milieu de son front ; et il devait la porter de nombreuses années[/citation]
Les enfants, ou certains enfants, n'ont-ils pas déjà (ou encore ?) une certaine complicité avec la Faërie ? ont-ils besoin, eux, de "recouvrir une vue claire" ? Si le goût pour la Faërie nous rend, ou nous conserve, l'état d'enfance, celui-ci sans aucun doute se souvient encore du Royaume Périlleux :) ...
Tout ça s'est trottetourné dans ma tête, et je me demande... oui, si l'étoile n'est pas nécessaire pour pouvoir continuer à errer sans danger en Faërie après l'enfance...
Le passage que tu as cité, Yyr, se déroule quand Ferrant a dix ans ([emphase]" le garçon se leva avant l'aube, car il n'avait pas envie de dormir : c'était son dixième anniversaire. "[/emphase], 271). A dix ans, on commence à quitter l'enfance. Et c'est à ce moment que l'étoile se révèle, et qu'elle [emphase]" s'élève lentement comme pour s'envoler "[/emphase]. C'est à ce moment que Ferrant fait ce geste vif qui lui gardera la porte ouverte pour Faërie. Ne l'aurait-il pas fait, qu'il n'aurait plus été protégé des Maux Mineurs et des Maux Majeurs, quand bien même il aurait pu retourner au pays féerique (quels sont ses Maux Mineurs et ses Maux Majeurs, j'ai une vague idée en tête, mais je la laisse mûrir).
Et voilà peut-être pourquoi le lis rappelle une odeur oubliée à Ned : lui n'a pas eu d'étoile à dix ans pour lui permettre de voyager encore au Royaume Périlleux (à l'épisode du lis, il est adulte déjà) ; il a pu le faire durant l'enfance, mais plus ensuite. Et il a besoin de son père pour se rappeler de Faërie ([emphase]" Tu as encore beaucoup de choses à m'apprendre, si tu en as le temps, tu sais, Maître Forgeron. Et je ne pense pas seulement au travail du fer. "[/emphase], 291).
Quant à ta remarque dernière, Yyr, je n'avais pas compris la même chose que toi : plutôt que le pitchoun ne pourra pas faire de mal à l'objet et que l'objet ne pourra pas lui faire de mal... non ?
Quote:Yyr : Traduction en partie empruntée à Annie Richelet dans sa sympathique édition bilingue de Smith, 1990, Presss Pocket.
[small]My Precioussss :) Pourvu qu'on n'ai pas oublié de balizzzzz[/small]

