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La foi de Tolkien
#12
Dans l'épître aux Hébreux, chapitre 10, il y a plusieurs fois un lien formel entre perfection et sainteté, effectivement, mais je le comprends plus au sens de la sainteté apporte la perfection en elle-même, ceux qui sont saints, contemplant Dieu, sont enfin "parfaits" (perfectionnés). l'Eglise qui est sainte est celle qui est "sainte, catholique = universelle et apostolique", soit le corps mystique du Christ et non l'institution romaine, qui n'y prétend même plus elle-même depuis Vatican II, ce me semble (à vérifier). ou tout au moins qui a renoncé à assimiler cette sainteté éventuelle à une perfection que repentances et démarches historiques révèlent toute ... imparfaite.
de plus, le "saint" n'est pas le parfait au sens courant; ce n'est pas la perfection qui amène la sainteté, mais l'inverse. la sainteté est un état d'accomplissement, qui a comme première condition la mort corporelle. on peut multiplier les exemples de saints catholiques fort éloignés de la perfection morale. Bernard de Clairvaux est saint = parfait quand il contemple Dieu ; jusque là, il se débat avec son humanité imparfaite par définition.

Pour revenir à Tolkien, Sosryko, puisque tu maîtrises si bien le sujet :-D j'avais lu dans la bio de Carpenter que Vatican II avait été mal supporté par le professeur et cela m'a toujours intrigué. comme je n'ai toujours pas lu les Letters :-p je recours une fois de plus à tes lumières ... Il en parle quelque part, du concile ?

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