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La foi de Tolkien
#41
Bon! hé bien voilà ! je crois que nous sommes tous à peu près d'accord sur la définition de la faiblesse qui ramène l'homme et ainsi Tolkien à sa véritable dimension et qui peut s'appliquer à la foi comme à tout autre idéal.
En fait faiblesse ou force ne peuvent se définir que par rapport au doute et sont fonction de notre degré de volonté.
Et là le point de vue de Moraldandil me séduit aussi et m'éloigne un peu de ce regard un peu froid que vous portez sur les faibles. Il me semble me souvenir que (dans un évangile ?) il est question d'une brebis égarée et que celle-ci mérite plus d'amour que toute autre.
Peut-on aimer ce qu'on n'admire pas ?
Peut-on admirer ce qu'on n'aime pas ?
Et si vous me répondez que l'amour de ce qu'on n'admire pas n'est que de la pitié, faut-il opposer amour à pitié ?
(Je suis peut-être bien hors sujet !)

Pour répondre à Lambertine, je ne trouve pas qu'on idéalise la faiblesse, mais qu'on l'admet comme une de nos composantes à des degrés divers et selon les circonstances. Nos jugements sont plus tempérés parce que nous sommes plus lucides, que nous savons aussi qu'une main tendue peut relever bien des faibles, qu'une chute n'est pas forcément fatale ou définitive.
"les faibles parce qu'ils sont faibles n'en sont pas forcément meilleurs"; certes porter un jugement de valeur général à partir d'une attitude par définition limitée dans le temps et à certaines circonstances me paraîtrait hasardeux mais si tu veux néanmoins étendre ici le terme de faiblesse aux plus démunis socialement, je ne peux évidemment pas être d'accord avec toi, ayant pris le parti d'être de façon inconditionnelle du côté du "faible et de l'opprimé".
(encore un hors sujet).
Mj

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