17-06-2003, 16:16
Lothiriel Wrote:vous trouvez pas qu'il ressemble à n'importe quoi, ce fuseau que Sosryko avait mis tant de bonne volonté à débuter dans l'ordre, le sérieux et l'argumenté ?
Si, et c'est pour le moins dommage. Particulièrement sur un sujet si profond, et dont la préparation a dû nécessiter bien du travail. Rien d'anormal, je crois, à réagir sur un point de détail qui nous interpelle, mais il est bon : 1. dès qu'il s'éloigne de la problématique du fuseau, de faire en sorte qu'il n'entre pas en concurrence avec le sujet principal (utiliser des parenthèses, mettre en petite taille, etc ...) 2. s'il commence à appeler lui-même une discussion, de le débrancher sur un autre fuseau, qui lui sera dédié.
Le sujet de ce fuseau, la problématique initialisée par Sosryko, était de
Quote:rappeler ce que nous savons de la manière dont Tolkien vivait sa foiCette problématique impliquait un cadre, susceptible de nous garder d'une trop grande subjectivité : se limiter à quelque chose de formel, sa correspondance, son *témoignage*.
Dans ce cadre, Sosryko a proposé l'étude (lecture et interprétation) de quelques lettres, étude à laquelle Cathy a apporté quelques nuances, dont certaines sont sorties du cadre, puis ensuite chacun ou presque de sortir complètement du cadre en (pré)jugeant de la foi et des doutes de Tolkien : la discussion - lorsqu'elle ne déviait pas sur un tout autre sujet :) - ne visait plus la foi - témoignage de tolkien, mais sa foi - relation *intime* avec Dieu.
D'où les limites relevées avec justesse par Vinyamar et Moraldandil. En écho avec chacun d'eux, j'ajoute : Qui ici connaît l'intimité spirituelle de Tolkien ? son confesseur ou son directeur spirituel est-il parmi nous :) ? (idem pour l'aspect psychologique : qui connaît son intimité psychologique ? où est son psychothérapeute ? - même alors il serait prudent de distinguer les processus spirituels des processus psychologiques). Face à de telles lacunes, à un tel vide, nous risquons même (et surtout) inconsciemment de combler ce vide en projetant nos propres convictions, nos propres doutes, nos propres blessures (ou manières de les affronter).
Au passage, un petit commentaire de l'un des points qui m'ont le plus gêné :
Cathy > Michaël > V. Flieger ? Wrote:Comprendre la nécessité de ce dialogue revient à apprécier comment il l’a écrit [normal][Je passe là-dessus mais n'en pense pas moins - grrr...][/normal]. Trois stratégies possibles se présentaient à lui : 1. laisser des points de vue divergents co-exister, aucun de ces points de vue n’ayant d’autorité absolue, même si 2. la position de Finrod semble devoir s’imposer dans la subcréation. Reste 3. la position la plus indécise, marque des doutes personnels de Tolkien qui ne s’est pas contenté des 2 premières stratégies puisque, dans son commentaire, il requalifie de croyances ce que Finrod avançait comme connaissances (donc certitudes).
M. Flieger, où Morgoth donc Finrod a-t-il avancé des certitudes :) ? Finrod, nous le verrons bientôt dans une certaine étude a avancé ses *convictions* (donc ses croyances) et s’est fait le porte-parole de l’Espérance d’Arda. En quoi ensuite le fait qu’un narrateur différent de Finrod puisse employer dans sa dialectique une distance critique par rapport à Finrod implique-t-il des doutes personnels ?? Par ailleurs, M. Flieger, connaissez-vous lesdits doutes personnels de Tolkien, pour être à même de les mettre en rapport avec le texte ? ? ?
Ce point de vue de l’Athrabeth me semble relever typiquement de la démarche faussée dénoncée plus avant. Je rejoins pour ma part la lecture qu'en fait Sosryko :
Quote:[emphase]« Pour moi, je regarderai vers l’Éternel, Je mettrai mon espérance dans le Dieu de mon salut »[/emphase] [c’est cela il me semble l’Athrabeth et HX/FM, et non pas une espérance noyée de doutes].Ce que tend(ra) à montrer en partie notre étude de l'Espérance en Arda. Ceci pour la *lecture* ; *l'interprétation* est bien sûr plus libre.
Yyr

