05-07-2003, 16:13
En effet et il serait aussi juste de dire que l'homme en bénéficie par hasard à moins que cette beauté n'existe que par la perception de l'homme.
Vinyamar: La choucroute est un plat quelque peu indigeste mais enfin elle a fini par passer !
Heureuse que tu aies compris mon allusion ! C’est peut-être un argument extrême, mais pas tout à fait faux cependant. J’accorde aux chrétiens le droit de jouir des plaisirs naturels de la vie (et notamment du plaisir de la création)et n’imagine pas pour eux une existence infernale; ce que je connais de la vie de Tolkien pourrait en être un bel exemple s’il s’agissait d’un chrétien « ordinaire » (en refusant à cet adjectif tout sens péjoratif) mais je trouve en celui que vous m’avez montré, une certaine complaisance au moins pour son œuvre littéraire si ce n’est pour sa personne. Pour moi il existe un décalage un peu choquant entre consacrer tout un pan de son existence à la « fairie » et les langues inventées et une conscience empreinte de mysticisme comme il apparaît dans certaines des lettres que vous m’avez données à lire. Et en particulier cette lettre sur le mariage ou la seule chose à chérir sur terre est le « sacrement » :
[citation=L n°43]Depuis les ténèbres de ma vie, tellement frustrée, je place devant toi la seule chose à chérir sur terre : le Saint Sacrement… Là tu y trouveras la romance, la gloire, l’honneur, la fidélité et le véritable chemin de tous tes amours sur la terre, et plus que cela : la Mort : selon le divin paradoxe, qui arrête la vie et demande la capitulation en tout, et pourtant selon le goût (ou l’avant-goût) de ce qui seul peut maintenir ce que tu recherches dans tes relations terrestres (amour, fidélité, joie), [de ce qui seul] [peut] se charger de cet aspect de la réalité, d’une durée éternelle, que le cœur de chaque homme désire.[/citation]
Je comprendrai tout à fait quand vous me répondrez qu’il n’y a pas de rapport car je pense qu’il s’agit là d’une divergence fondamentale et que seul un athée peut se poser ce genre de question , celui-ci ne pouvant voir dans le mysticisme que l’expression d’un amour passionné et exclusif.
Il va de soi que ce raisonnement ne s’applique pas aux croyants traditionnels ! Mais probablement contesterez-vous le mysticisme de Tolkien dont je vous rends innocemment responsables !
Alors pour éviter un autre débat, je dirais que ma conviction est que Tolkien n'était pas mystique, qu'en homme honnête il a accordé sa vie à sa foi et qu'il s'est livré en toute sérénité à sa passion d'écrire en exprimant sa préférence pour l'épopée et la légende.
Mj
Vinyamar: La choucroute est un plat quelque peu indigeste mais enfin elle a fini par passer !
Heureuse que tu aies compris mon allusion ! C’est peut-être un argument extrême, mais pas tout à fait faux cependant. J’accorde aux chrétiens le droit de jouir des plaisirs naturels de la vie (et notamment du plaisir de la création)et n’imagine pas pour eux une existence infernale; ce que je connais de la vie de Tolkien pourrait en être un bel exemple s’il s’agissait d’un chrétien « ordinaire » (en refusant à cet adjectif tout sens péjoratif) mais je trouve en celui que vous m’avez montré, une certaine complaisance au moins pour son œuvre littéraire si ce n’est pour sa personne. Pour moi il existe un décalage un peu choquant entre consacrer tout un pan de son existence à la « fairie » et les langues inventées et une conscience empreinte de mysticisme comme il apparaît dans certaines des lettres que vous m’avez données à lire. Et en particulier cette lettre sur le mariage ou la seule chose à chérir sur terre est le « sacrement » :
[citation=L n°43]Depuis les ténèbres de ma vie, tellement frustrée, je place devant toi la seule chose à chérir sur terre : le Saint Sacrement… Là tu y trouveras la romance, la gloire, l’honneur, la fidélité et le véritable chemin de tous tes amours sur la terre, et plus que cela : la Mort : selon le divin paradoxe, qui arrête la vie et demande la capitulation en tout, et pourtant selon le goût (ou l’avant-goût) de ce qui seul peut maintenir ce que tu recherches dans tes relations terrestres (amour, fidélité, joie), [de ce qui seul] [peut] se charger de cet aspect de la réalité, d’une durée éternelle, que le cœur de chaque homme désire.[/citation]
Je comprendrai tout à fait quand vous me répondrez qu’il n’y a pas de rapport car je pense qu’il s’agit là d’une divergence fondamentale et que seul un athée peut se poser ce genre de question , celui-ci ne pouvant voir dans le mysticisme que l’expression d’un amour passionné et exclusif.
Il va de soi que ce raisonnement ne s’applique pas aux croyants traditionnels ! Mais probablement contesterez-vous le mysticisme de Tolkien dont je vous rends innocemment responsables !
Alors pour éviter un autre débat, je dirais que ma conviction est que Tolkien n'était pas mystique, qu'en homme honnête il a accordé sa vie à sa foi et qu'il s'est livré en toute sérénité à sa passion d'écrire en exprimant sa préférence pour l'épopée et la légende.
Mj

