17-03-2004, 20:36
Leumas, je te suis tout à fait, ce contre quoi je te met en garde c'est de chercher à lire Tolkien uniquement dans une perspective interprétatiste...je ne dit pas que quand tu recherche des liens avec la Bible tu diminues ton plaisir de la lecture, mais que tu enlèves une part littéraire : je m'explique. Tolkien avait me semble-t'il dans l'idée (et tu pourra voir cela dans le livre Faërie) que le conte de fées est destiné à émerveiller, à faire rentrer dans un monde secondaire, qui, tout en étant rationnel et admirablement bien construit, sur certains points obéit à des règles que l'Homme lui-même (en tout que sous-créateur) définit. Quand on lit un conte de fées on doit accepter de se libérer un instant du monde primaire et de rentrer totalement dans ce monde secondaire qu'est le monde des fées.
Qu'ensuite on puisse retrouver certaines lois dans le monde secondaire qui se retrouvent dans le monde primaire est autre chose: ce qui prime toujours c'est l'émerveillement...je n'ai pas le livre sous la main, mais Tolkien lui même met en garde contre la tentation de vouloir faire entrer en quelque sorte le monde primaire dans le monde secondaire, car sinon le charme serait rompu, cet émerveillement que nous avions au début disparaîtrait et nous nous retrouverions dans la réalité fade du monde primaire.
Cela pour dire que ce qui doit primer toujours c'est l'émverveillementk, le fait tout d'un coup de se retrouver en Lorien, dans un Mallor, ou de fouler des elanord dorées...puis vient l'étonnement: tiens tel aspect me rappelle cela ou cela...il faut rester dans le monde secondaire, ou plutôt faire descendre le monde secondaire vers le monde primaire et non l'inverse: chaque interprétation dépend du lecteur, même si grâce à la doctrine chrétienne présente dans les oeuvres de Tolkien on retrouve une certaine unité de vue parmi les lecteurs.
Comprend moi bien, je ne dit pas qu'il ne faille pas interpréter, mais que l'interprétation ne doit pas être la raison unique et principale de ta lecture, sinon tu fais disparaître le charme.
Par contre, si dans une perspective d'étude précise tu désires reprendre les livres de Tolkien en faisant une simple interprétation et en passant au crible de la symbolique biblique les oeuvres de Tolkien, grand bien t'en fasse, mais il faut que ce soit pour un projet construit et pour cela nous seront (je pense) tous prêts à t'aider.
Mais dans ta lecture courante, quand tu lis le Seigneur des Anneaux dans le train ou dans ta chambre, laisse toi d'abord prendre par le charme de Faërie, laisse toi mener le long de l'Olorë Mallë, le chemin des rêves, jusqu'en Valinor...puis quand tu y seras, que ton esprit ne cherche rien mais se laisse mener au gré des pages et de la poésie elfique, les référence te sauteront alors au yeux sans que tu t'en aperçoive...tu verra des choses que tu n'aurais jamais vu si tu les avais recherchées, de même que l'on ne trouve pas Tol Eressëa quand on la cherche...
Puis quand tu seras revenu des pays des fées, pleins de souvenirs en tête, te reviendront des souvenirs, et tu fera des liens: c'est alors que viens l'interprétation: NON PAS AVANT...MAIS APRES !
Qu'ensuite on puisse retrouver certaines lois dans le monde secondaire qui se retrouvent dans le monde primaire est autre chose: ce qui prime toujours c'est l'émerveillement...je n'ai pas le livre sous la main, mais Tolkien lui même met en garde contre la tentation de vouloir faire entrer en quelque sorte le monde primaire dans le monde secondaire, car sinon le charme serait rompu, cet émerveillement que nous avions au début disparaîtrait et nous nous retrouverions dans la réalité fade du monde primaire.
Cela pour dire que ce qui doit primer toujours c'est l'émverveillementk, le fait tout d'un coup de se retrouver en Lorien, dans un Mallor, ou de fouler des elanord dorées...puis vient l'étonnement: tiens tel aspect me rappelle cela ou cela...il faut rester dans le monde secondaire, ou plutôt faire descendre le monde secondaire vers le monde primaire et non l'inverse: chaque interprétation dépend du lecteur, même si grâce à la doctrine chrétienne présente dans les oeuvres de Tolkien on retrouve une certaine unité de vue parmi les lecteurs.
Comprend moi bien, je ne dit pas qu'il ne faille pas interpréter, mais que l'interprétation ne doit pas être la raison unique et principale de ta lecture, sinon tu fais disparaître le charme.
Par contre, si dans une perspective d'étude précise tu désires reprendre les livres de Tolkien en faisant une simple interprétation et en passant au crible de la symbolique biblique les oeuvres de Tolkien, grand bien t'en fasse, mais il faut que ce soit pour un projet construit et pour cela nous seront (je pense) tous prêts à t'aider.
Mais dans ta lecture courante, quand tu lis le Seigneur des Anneaux dans le train ou dans ta chambre, laisse toi d'abord prendre par le charme de Faërie, laisse toi mener le long de l'Olorë Mallë, le chemin des rêves, jusqu'en Valinor...puis quand tu y seras, que ton esprit ne cherche rien mais se laisse mener au gré des pages et de la poésie elfique, les référence te sauteront alors au yeux sans que tu t'en aperçoive...tu verra des choses que tu n'aurais jamais vu si tu les avais recherchées, de même que l'on ne trouve pas Tol Eressëa quand on la cherche...
Puis quand tu seras revenu des pays des fées, pleins de souvenirs en tête, te reviendront des souvenirs, et tu fera des liens: c'est alors que viens l'interprétation: NON PAS AVANT...MAIS APRES !
jb (qui se sent aujourd'hui l'âme d'un poète :-))

