07-06-2004, 12:41
Et... je crois qu'une définition s'impose : la différence entre rêve et rêverie. Le rêve se fait en sommeil, quand la conscience est endormie. La rêverie est une vision éveillée des choses, une sorte d'état second...
héhé, je vois, Stéphanie, que tu es tombée toi aussi dans le monde onirique de ce cher Gaston, parfait scientifique et parfait poète, un peu de Tom en lui.
On pourrait « not[er] d’ailleurs qu’une rêverie, à la différence du rêve, ne se raconte pas. Pour la communiquer, il faut l’écrire, l’écrire avec émotion, avec goût, en la revivant d’autant mieux qu’on la récrit. Nous touchons là au domaine de l’amour écrit. La mode se perd. Mais le bienfait demeure. (…) Pour dire un amour, il faut l’écrire. » [Bachelard, La poétique de la rêverie, p.7]
...mhhh, est-ce que j'y vais...rahhh, chuis pas prêt ;-))
Grrr, je ne peux pas aller trop loin parce que le gros sera dans la suite de l’étude de Tom, mais bon, alleeeer un tout petit peu…
…ça ne peut pas faire de mal
et puis l'image est désormais trouvée
et puis qu'on n'arrête pas d'y tourner,
et puis ça fait du bien, là :-))
Difficile de faire court, impossible même, car la réponse à la question initiale de ce fuseau (rôle de l’épisode du Lac) mais aussi aux commentaires et interrogations qui ont suivie ne souffrent pas qu’on sépare l’épisode en question du conte entier de Smith. Et la compréhension de ce conte est impossible (bon, c’est pas vrai, mais je fais court on a dit ;-)) sans revenir à la triple nature possible d’un (vrai) conte faërique selon Tolkien :
[citation=Faërie/82]Even fairy-stories as a whole have three faces: the Mystical towards the Supernatural; the Magical towards Nature; and the Mirror of scorn and pity towards Man. The essential face of Faerie is the middle one, the Magical. But the degree in which the others appear (if at all) is variable, and may be decided by the individual story-teller. The Magical, the fairy-story, may be used as a Mirour de L'Omme; and it may (but not so easily) be made a vehicle of Mystery.
=
Même les contes de fées en tant que tout ont trois faces : la Mystique, tournée vers le Surnaturel ; la Magique, tournée vers la Nature, et le Miroir du dédain et de la pitié, tourné vers l’Homme. la face essentielle de la Faërie est celle du milieu, la Magique. Mais le degré auquel les autres apparaissent (si cela arrive) est variable et dépend de la décision du conteur individuel. La face magique, le conte de fées, peut être employée comme Miróur de l’Omme, et l’on peut en faire (mais pas aussi aisément) un véhicule de Mystère.[/citation]
Impossible de détailler ces trois faces ici, et je laisse cela à d’autres plus compétents que moi sur ce sujet (Yyr, bien entendu, sans qui je n’aurais pas donné cette référence, merciiiii beaucoup-très-beaucoup Yyr :-)).
Mais retenons que selon « la décision du conteur individuel », un conte dé fée, qui est Magique par essence, peut (« si cela arrive ») avoir pour but le Miroir ou la Mystique, l’Homme ou le Mystère.
Or, chez Tolkien, « cela arrive » toujours ;-))
Sosryko

