07-06-2004, 01:25
De même que l’étoile de Smith est étoile faërique (« fay star »), de même Faërie est étoile.
À la naissance, chacun est appelé à chercher l’étoile et « tous paraissent propres à la trouver » [S/298]. Celui à qui elle est prêtée devra apprendre que l’important n’est pas dans l’étoile mais dans la lumière qu’elle délivre et dans le chemin qu’elle propose ; et les mêmes humilité et maîtrise qui l’auront conduit à la recevoir devront l’aider à s’en séparer. Car une étoile n’est utile que pour celui qui est perdu dans la nuit et sans espérance. À celui qui, après avoir beaucoup reçu, garde le « souvenir de Faërie » [S/281] comme une « fleur vivante » [S/280] et sait qu’il « a beaucoup de choses à apprendre [à ses proches]» [S/291], « la lueur » demeure et « ne tarde [jamais] à briller dans ses yeux » [S/299].
Car Faërie n’est qu’avant-goût et prémices.
Faërie est « une introduction aux Montagnes » [N/185], une anticipation de ce qui est de toute éternité mais qui n’est pas encore ici-bas, une portion de « voile » levé [SB] qui permet d’entrevoir le monde à venir.
En Faërie « l’air est si pur que les yeux peuvent voir » [S/278] ce pour quoi ils sont si facilement aveugles dans un monde blessé. Parfois, la vision est fugace comme celle de « l’Arbre du Roi » [S/276] : une vision unique dont le seul but est d’encourager à « s’enfoncer dans le pays » [S/277], jusqu’au « cœur du royaume » [S/275].
Un Arbre du Roi de Faërie comme annonciateur du Royaume à venir.
Car l’entrée du Royaume est comme un « Grand Arbre en pleine floraison » [N/180] : « les oiseaux [viennent y] faire leur nid » [N/176] et « il porte en même temps des feuilles, des fleurs et des fruits innombrables, mais tous différents » [S/276]
Faërie, en rendant sensible la beauté au monde, ses « merveilles » et ses « mystères » [S/275] (celui des « Maux » [S/274] comme ceux de « l’amertume » [S/277] ou du « chagrin » [S/281]), est destinée à la « convalescence » [N/185] des cœurs meurtris et au « calme » de l’âme [S/282].
Faërie est affaire de créance.
Car Faërie relève avant tout de la Magique.
Car « si vous ne voulez pas croire », même le Roi de Faërie « ne peut rien pour vous » [S/295].
Pour celui qui « s’accorde de plus en plus de temps pour la promenade [et] la contemplation » en Faërie [N/180], elle « fait [même] merveille dans certains cas » [N/185] — à savoir lorsqu’on la laisse devenir une « introduction » à la foi [N/185].
La convalescence comme la vie ne durant jamais, l’homme, qui n’a pas plus de liberté que le Roi de Faërie, est confronté à un « message » : « Le temps est venu. Qu’il choisisse » [S/283].
Vie et Faërie « ne sont qu’un prêt » [S/285] auquel il faut apprendre à « renoncer » [S/284].
Aussi, au fil des promenades et à force d’explorer Faërie, arrive le jour où il faut « rentrer en paix » [S/289] pour reprendre le chemin ; un chemin commencé à l’Aube et qui va inéluctablement vers le Soir [S/289], un chemin de « privation » [S/282] pour celui qui refuse d’avancer « de plein gré » [288], mais chemin de partage et d’espérance pour celui est capable de « renoncer à l’étoile » [S/292] ou à « la Source au cœur de la forêt » [N/180], pour celui qui répond ‘oui’ à l’appel du « berger » : « Voulez-vous un guide ? Voulez-vous poursuivre votre chemin ? » [‘go on’ N/181]. Le berger s’occupe des « brebis » [‘sheep’ N/182] : il les conduit vers de « hauts pâturages », leur donnant de « contempler un ciel toujours plus étendu et marcher toujours plus loin vers les Montagnes, toujours montant. » [N/182-3].
Je sais, je n’ai toujours pas donné la réponse à la question de Bertrand.
Il faudra attendre, il est tard ;-))
Désolé, mais ce n'est pas immédiat et nécessite de replacer l’épisode dans le conte de Smith.
Disons seulement que les justifications de la réponse confirmeront la face « Mystique » de Smith
(pour ceux qui auraient des doutes, je sais qu’il y en a ;-)))
Sosryko
qui reviendra ;-)
À la naissance, chacun est appelé à chercher l’étoile et « tous paraissent propres à la trouver » [S/298]. Celui à qui elle est prêtée devra apprendre que l’important n’est pas dans l’étoile mais dans la lumière qu’elle délivre et dans le chemin qu’elle propose ; et les mêmes humilité et maîtrise qui l’auront conduit à la recevoir devront l’aider à s’en séparer. Car une étoile n’est utile que pour celui qui est perdu dans la nuit et sans espérance. À celui qui, après avoir beaucoup reçu, garde le « souvenir de Faërie » [S/281] comme une « fleur vivante » [S/280] et sait qu’il « a beaucoup de choses à apprendre [à ses proches]» [S/291], « la lueur » demeure et « ne tarde [jamais] à briller dans ses yeux » [S/299].
Car Faërie n’est qu’avant-goût et prémices.
Faërie est « une introduction aux Montagnes » [N/185], une anticipation de ce qui est de toute éternité mais qui n’est pas encore ici-bas, une portion de « voile » levé [SB] qui permet d’entrevoir le monde à venir.
En Faërie « l’air est si pur que les yeux peuvent voir » [S/278] ce pour quoi ils sont si facilement aveugles dans un monde blessé. Parfois, la vision est fugace comme celle de « l’Arbre du Roi » [S/276] : une vision unique dont le seul but est d’encourager à « s’enfoncer dans le pays » [S/277], jusqu’au « cœur du royaume » [S/275].
Un Arbre du Roi de Faërie comme annonciateur du Royaume à venir.
Car l’entrée du Royaume est comme un « Grand Arbre en pleine floraison » [N/180] : « les oiseaux [viennent y] faire leur nid » [N/176] et « il porte en même temps des feuilles, des fleurs et des fruits innombrables, mais tous différents » [S/276]
18 [Jésus] dit encore:
A quoi le royaume de Dieu est-il semblable,
et à quoi le comparerai-je?
19 Il est semblable à un grain de moutarde
qu’un homme a pris et jeté dans son jardin;
il pousse, devient un arbre,
et les oiseaux du ciel habitent dans ses branches.
[Luc 13 :18-9]
A quoi le royaume de Dieu est-il semblable,
et à quoi le comparerai-je?
19 Il est semblable à un grain de moutarde
qu’un homme a pris et jeté dans son jardin;
il pousse, devient un arbre,
et les oiseaux du ciel habitent dans ses branches.
[Luc 13 :18-9]
Faërie, en rendant sensible la beauté au monde, ses « merveilles » et ses « mystères » [S/275] (celui des « Maux » [S/274] comme ceux de « l’amertume » [S/277] ou du « chagrin » [S/281]), est destinée à la « convalescence » [N/185] des cœurs meurtris et au « calme » de l’âme [S/282].
Faërie est affaire de créance.
Car Faërie relève avant tout de la Magique.
Car « si vous ne voulez pas croire », même le Roi de Faërie « ne peut rien pour vous » [S/295].
Pour celui qui « s’accorde de plus en plus de temps pour la promenade [et] la contemplation » en Faërie [N/180], elle « fait [même] merveille dans certains cas » [N/185] — à savoir lorsqu’on la laisse devenir une « introduction » à la foi [N/185].
La convalescence comme la vie ne durant jamais, l’homme, qui n’a pas plus de liberté que le Roi de Faërie, est confronté à un « message » : « Le temps est venu. Qu’il choisisse » [S/283].
Vie et Faërie « ne sont qu’un prêt » [S/285] auquel il faut apprendre à « renoncer » [S/284].
Aussi, au fil des promenades et à force d’explorer Faërie, arrive le jour où il faut « rentrer en paix » [S/289] pour reprendre le chemin ; un chemin commencé à l’Aube et qui va inéluctablement vers le Soir [S/289], un chemin de « privation » [S/282] pour celui qui refuse d’avancer « de plein gré » [288], mais chemin de partage et d’espérance pour celui est capable de « renoncer à l’étoile » [S/292] ou à « la Source au cœur de la forêt » [N/180], pour celui qui répond ‘oui’ à l’appel du « berger » : « Voulez-vous un guide ? Voulez-vous poursuivre votre chemin ? » [‘go on’ N/181]. Le berger s’occupe des « brebis » [‘sheep’ N/182] : il les conduit vers de « hauts pâturages », leur donnant de « contempler un ciel toujours plus étendu et marcher toujours plus loin vers les Montagnes, toujours montant. » [N/182-3].
for thou shalt go before the face of the Lord to prepare his ways ; (…)
79 To give light to them that sit in darkness and in the shadow of death,
to guide our feet into the way of peace.
[Luc 1 : 76.9]
Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant,
vous êtes retournés vers le berger et le gardien de vos âmes.
[1P 2 : 25]
« Je suis la porte; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé;
il entrera et sortira et trouvera des pâturages. (...) je suis le bon berger. »
[Jean 10 : 9.11]
79 To give light to them that sit in darkness and in the shadow of death,
to guide our feet into the way of peace.
[Luc 1 : 76.9]
Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant,
vous êtes retournés vers le berger et le gardien de vos âmes.
[1P 2 : 25]
« Je suis la porte; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé;
il entrera et sortira et trouvera des pâturages. (...) je suis le bon berger. »
[Jean 10 : 9.11]
Je sais, je n’ai toujours pas donné la réponse à la question de Bertrand.
Il faudra attendre, il est tard ;-))
Désolé, mais ce n'est pas immédiat et nécessite de replacer l’épisode dans le conte de Smith.
Disons seulement que les justifications de la réponse confirmeront la face « Mystique » de Smith
(pour ceux qui auraient des doutes, je sais qu’il y en a ;-)))
Sosryko
qui reviendra ;-)

