- de la patience
- de la patience
- de la patience
(vieille leçon d'un chasseur Inuit à... Paul Emile Victor, je crois, au sujet de la chasse aux phoques :))
POur ma part, je ne suis qu'étudiante, et si j'ai eu des cours en fac de version, ce n'était 'que' de textes journalistiques... rien de poétique, en bref. Il s'agit 'simplement' d'aimer la poésie, d'aimer les langues, d'avoir un vocabulaire le plus riche possible (oh, le plaisir de chercher quel mot pourrait traduire l'idée, tout en faisant deux syllabes et en rimant avec le vers précédent !), et moins simplement d'avoir de la rigueur (ça s'apprend, ça... ce n'est pas ma qualité première, au départ :)), une certaine connaissance de la poésie, des formes métriques anglaises et françaises... Bref, ça semble très technique (ça l'est :)), mais on y trouve du plaisir :) Evidemment, ça ne vient pas tout seul (je vous défend de redescendre trop bas dans mes essais... :)), ce n'est jamais achevé non plus, parfois même, on n'ose publier, on y revient, on laisse reposer, on oublie, on retrouve, l'illumination soudaine peut se faire en pleine nuit ("Mais oui ! C'était ça ! Tout bêtement !"), on se trompe, on déchire, recommence, re-déchire, farfouine dans les dico, invente, se permet des licences ("que penses-tu d'oiselaison ? Je crains de déformer le sens original en l'appliquant ici" :))... Bref, peut-être pas acquis à tout le monde (je reste persuadée qu'une bonne dose d'instinct linguistique est nécessaire, même si l'on ne peut s'y fier... Il faut 'sentir' le poème, avoir la fibre poétique pour laisser résonner :)), mais pas inabordable non plus... surtout si l'on a de bons exemples :)
Pour le reste... certains poèmes restent intraduisibles, au sens qu'on ne peut rendre toute la force qu'ils ont dans l'original :) Et puis chacun a un style qui lui convient plus ou moins (Chants Hobbits ou Elfes, l'esprit n'est pas le même...)... de la patience, donc, de la patience :)

