Pour le Notre Père en Gothic, je crois qu'il ne faut pas chercher l'explication si loin et de manière si tarabiscotée.
I learned Anglo-Saxon at school (also Gothic, but that was an accident quite unconnected with the curriculum though decisive — I discovered in it not only modern historical philology, which appealed to the historical and scientific side, but for the first time the study of a language out of mere love: I mean for the acute aesthetic pleasure derived from a language for its own sake, not only free from being useful but free even from being the 'vehicle of a literature').
Letters, 163I was fascinated by Gothic in itself: a beautiful language, which reached the eminence of liturgical use, but failed owing to the tragic history of the Goths to become one of the liturgical languages of the West
Letter 272
Tolkien a récité le Notre Père en gothique parce que c'était une langue qu'il aimait particulièrement,e t que le notre père devait lui paraître terribleemnt beau en cette langue, au contraire de cette machine diabolique qui l'impressionnait.
Concernant le catharisme, je ne connais pas si bien que cela cette hérésie, qui trouva beaucoup d'adepte pour les raisons politiques expliquées par romaine, les cathares ayant la fâcheuse manie de s'afranchir du pouvoir royal (d'où la répression sanglante qui n'est pas imputable vraiment à l'Eglise; mais il nous est difficile, en France laïciste, de se figurer un monde où l'état et la religion se partageaient le même pouvoir temporel !)
Mais elle est très proche du gnosticisme, qui voit dans la matière le mal, la déchéance, et dans l'esprit (le pneuma), le bon, le vrai.
Or nous avons déjà parlé du gnosticisme, manichéen par essence, dans les discussions dont Hisweloke a fait un bilan.
Enfin, Hisweloke a raison, le catharisme n'a pas eu un impact vraiment intense sur l'Eglise universelle. Cela n'a été qu'une hérésie parmi d'autres, il y en a eu de plus graves dans les mêmes époques, avec des schismes autrichien et allemands (à vérifier);
quant à l'arianisme, ce fut une véritable crise majeure, la plus grande de l'histoire de l'Eglise, le catharisme n'est en rien comparable avec l'arianisme.
De plus, le catharisme n'a pas vraiment touché l'Angleterre, im me semble. Je ne pense pas que Tolkien y ait porté grand intérêt.
je ne vois doncpas de quoi l'inspirer dans ses écrits. Tout ce que nous trouvons chez lui de païen vient plutôt des mythologies celtiques...
ISENGAR>> l'absence de consubstancialité dans la présentation d'Eru dans l'Ainulindalë ?
Ce serait délicat de faire autrement, il faudrait commencer par parler d'autres divinités avant de les réunir en consubstancialité; cela deviendrait un traité théologique; du reste, la trinité reste largement au delà de l'entendement huamin, je vois mal un poète, un sub-créateur, tenter d'intégrer cela , en l'expliquant,à un monde qu'il veut cohérent en soi. La Trinité est une incohérence mathématique et physique qu'il est redoutable d'expliquer.
Toutefois, dans HOME X, Tolien, par la voix de Finrod, dit bien, en écouvrant que le monde ne pourra qu'être sauvé par Eru lui-même, mais puisque le créateur ne peut pas entrer lui-même dans sa création "qu'Eru doit avoir une nature plus subtile" ui lui permette de faire cela.
Mention directe à la Trinité et à la personne du Fils qui viendra sauver le monde dans l'Incarnation (prophétie d'Andreth).

