Idem :-)
Ceci dit, errant-gris, je suis gêné par ta méthode.
Est-ce que tu nous demande de répondre à tes questions ?
Ou est-ce que tu nous demandes de répondre à l'exposé de Michel Roquebert (que tu pourrais mieux isoler de ton propre texte par un blockquote par exemple)
Ou est-ce que tu utilises ce fuseau pour faire l'apologie du catharisme et de leur doctrine ? (et Tolkien dans tout ça ?!)
Je ne repère qu'une seule vraie interrogation dans ton texte, c'est
"Peut-on parler de dualisme dans l’œuvre de JRR TOLKIEN ?"
On peut certainement en discuter... en tous cas. Mais c'est là encore un suejt que nosu avons traité en long, e large et en travers. (si quleuqu'un veut faire la recherche des fuseaux concernés).
Or il est extrêmement frappant de constater que ces écrits, [...] ne laissent absolument rien transparaître qui puisse évoquer une quelconque influence du manichéisme.
Que d'introduction pour donner cette seule phrase. Ton dominicain hérétique ne m'impressionne pas du reste. ce n'est pas parce qu'il l'a dit que c'est vrai. Mais même, le sujet n'est pas de savoir si le dualisme est une doctrine qui déscend de Mani ou pa. Le fait est que la doctrine dualiste... est dualiste. Nous utilisions ici le temre Manichéen dans son sens courant, qui signifie "opposition d'un principe Bon et d'un principe Mauvais".
C'est exactement la doctrine dualiste que tu décris.
Sur le débat théologique qui suit, il y a beaucoup d'à peu près (Platon comme autorité pour le christiannisme ???? pour ne citer qu'un exemple) et de dérives sémantiques, j'y répondrai quand je saurai si c'est à toi que je m'adresse ou à Roquebert. (il y a peu de chance que je m'adresse à quelqu'un qui ne me lis pas...)
Au sujet du libre-arbitre malgré l'omniscience de Dieu, on en a déjà parlé des pages et des pages dans les fuseaux "Affaire de volonté".
je résume, un peu lassé: ce que Dieu voit par avance, il ne le voit que dans la mesure où nous l'avons effectivement accompli, et pas avant que nous l'ayons réalisé.
Sit en plus compliqué: Ce qu'il voit "avant" dans le temps n'est pas "avant" dans l'être. Il ne voit que ce qui est (même si pas encore temporellement inscrit sur notre ligne du temps), c'est à dire ce que nous déciderons librement de réaliser un jour, pas ce qui n'est pas. Si cela est déjà, Dieu ne peux plus influer dessus, quoique cela ne s'incarne pas encore sur la ligne du temps.
Pour comprendre, voir les fuseaux désignés. (ou alors on refait toute la discussion ici rien que pour toi ??)
Enfin, je vais m'amuser un peu avec ces prétentions que tu cites.
Dieu, qui est parfait, n’a pu créer des êtres capables de faire le mal et par là même imparfaits
Mais alors Dieu n'est pas tout puissant ??!! Il ne peux pas créer ce qu'il veut. Il n'est donc pas parfait !
Cette affirmation détruit l'hypothèse de base !
le libre arbitre conçu comme la faculté de pécher volontairement est en soi une imperfection, mais aussi, de surcroît, une impossibilité formelle ;
C'est le contraire qui est impossible. La perfection, l'infini peut-elle créer un autre parfait, un autre infini. Non, l'auteur le rapelle lui-même plus bas ("« Il ne peut y avoir deux infinis… »,")
Faudrait qu'il choisisse...
Dieu crée l'imparfait, en se faisant précisément nourriture pour combler ce qui manque. ceux qui se laissent habiter par Dieu trouverons la perfection, les autres, s'éloignant de Dieu, trouveront ce qui n'est pas... c'est à dire l'absence de bien.
>Et pour ce faire il fallait bien que le mal leur préexistât…
>il existe à coté de lui, ou en face de lui, comme on voudra, de toute façon en dehors de lui, un autre principe créateur responsable, lui, de la matière transitoire, corruptible et souffrante, et par là même – je cite toujours le « Livre des deux principes » source de tout mal.
J'ai dis que ne parlerai pas de théologie ce soir, mais pour faire avancer un poil la réflexion je dirai que ces phrases sont presque vraie.
En effet, on peut dire finalement, d'une certaine manière, que le mal préexiste aux anges et à toute création. En effet, le mal n'est que l'absence de Dieu, or dès quela création existe, avec sa liberté, il existe l'absence de Dieu, le refus de Dieu. Qui dit être, dit non-être. Dès qu'il y a Dieu, il y a aussi non-Dieu, c'est à dire non pas l'anti-Dieu, mais l'absence de Dieu. (Dieu n'est absent de rien qui soit, mais il est bien absent de ce qui n'est pas !)
En cela, le vieux théorème dualiste, qui veut toujours faire fonctionner par couple ce qui est, n'est n'est pas exempt de logique, mais il se trompe simplement de couple, comme si j'opposais du sucré au salé, alors qu'au salé (présence) s'oppose le fade (absence).
De même, rien ne permet de déduire de "l'existence" (c'est faux, ce n'est pas une existence autrement que dans nos esprits en réflexion), rien ne permet de déduire de l'"existence" de l'absence de Dieu donc, que cette absence soit un principe, et encore moins créateur.
Un seul principe suffit. S'éloigner de ce principe a des conséquences (le mal), mais ces conséquences n'ont pas pour principes le rapprochement avec l'absence, mais l'éloignement de la présence !
Voilà comment ces théories fumeuses embrouillent les cartes et font prendre des vessies pour des lanternes !
Car il n’est guère de religion qui n’oppose le bien et le mal, la matière et l’esprit, l’âme et le corps, le temps et l’éternité, la terre et le ciel, la lumière et les ténèbres, le fini et l’infini, le diable et le bon Dieu, et les philosophies ne sont pas en reste, de Platon à Hegel, voire à Marx, pour percevoir la totalité du réel à travers des ordres de réalités contraires, non plus que pour faire progresser la connaissance par position et dépassement de notions antithétiques.
Si, précisément, il y en a une: la religion catholique ! Chez qui la matière et l'esprit ne s'opposent pas, quoiqu'ils soient distincts, au contraire, la matière influe sur l'esprit, et réciproquement, / l'âme et le corps ne s'opposent pas (elles doivent vivre unies l'une à l'autre comme les deux face d'une feuille de papier), le temps et l'éternité non plus, puisque le saint vit l'éternité déjà dans le temps, le fini et l'infii.. tout ça est distinct, heureusement, mais ne s'oppose pas au sens hégélien du terme , et ne progresse donc certainement pas par dépassement constant de l'un sur l'autre.
l’unicité de la matière incréée
Kesskecé ?
Il est évident que...
moi dès que j'entend cette phrase (très usité par nos hommes politiques), on m'a toujours appris à me méfier. Est-ce vraiment évident. En général, ce n'est rien d'autre qu'un défaut d'argument.
"Il est évident que j'ai raison...."

