Comme le "monde réel", le monde imaginé par Tolkien n'était pas tenu d'être beau en soi, mais je ne crois pas qu'on puisse nier que l'un et l'autre le soient.
Dès lors, quelle que soit l'optique de départ de Nietzsche, la démarche rejoint celle de Tolkien à l'arrivée: l'oeuvre d'art est la seule chose qui peut justifier et sublimer la vie humaine pour l'un, et le point de rencontre de l'homme avec le Créateur - Dieu - à travers la création pour l'autre.
Dans les deux cas, il s'agit d'aller vers quelque chose de plus que la seule humanité, à la nuance près (et d'importance...) que Nietzsche ne fait pas à ce stade référence au divin mais au surhumain; or, je ne crois pas que ce soit acceptable pour quelqu'un d'aussi profondément religieux que Tolkien.
Certes, tout cela n'est pas à la hauteur des réflexions d'Aglarond, mais tant pis pour moi... je réponds quand même...!
A.

