Cela pose le problème suivant : je crois que Tolkien mêlait étroitement l'invention des noms et des êtres qu'ils désignaient. Si l'on s'appuie sur ce principe, alors il existe au moins un lingwilóke. Or, le monde de Tolkien a la particularité de soumettre l'ensemble des mers au règne d'Ulmo : le pouvoir malfaisant de Melkor n'a pas de prise sur le milieu marin. Si l'on parle d'un "dragon-poisson" (pire, d'un "dragon de mer"), il faut alors supposer 1/ que tous les dragons ne sont pas issus de Melkor, ou 2/ que cette créature échappe au pouvoir d'Ulmo.
Une conversation avec Cédric sur le chat avait abouti à ne connaître qu'un seul monstre aquatique : la créature tentaculaire qui attaque la Compagnie de l'Anneau devant les Portes de la Moria (SdA, II, 4 ; un chapitre qui t'est familier ;-)). Comme il ne s'agit pas de la mer, mais d'un plan d'eau, on pouvait supposer que Morgoth avait eu assez d'emprise pour occuper une faible étendue d'eau isolée. Serait-ce cette créature qui serait le lingwilóke, sorte de nouveau monstre du Loch Ness ? Reste à imaginer un Ver (ou un poisson) avec des tentacules... La référence au poisson devrait alors désigner tout être aquatique en général.
Récapitulons les hypothèses :
- le lingwilóke n'est qu'un essai de combinaison terminologique ;
- le lingwilóke est un dragon-poisson sous le règne d'Ulmo (tous les dragons ne proviennent donc pas de Melkor) ;
- le lingwilóke est une créature neutre, tolérée par Ulmo (elle pourrait être issue d'Ossë, vassal d'Ulmo, mais qui faillit être corrompu au début par Melkor) ;
- le lingwilóke est une créature de Melkor : ce serait une exception à la domination d'Ulmo sur les eaux.
Je suis impatient d'en apprendre davantage sur les cousins du Dragon de brume. Ton message aura en tout cas fait surgir un fameux serpent de mer ;-)

