06-12-2001, 14:38
Salut à toi le grand Intendant du Gondor, ou doit on t'appeler désormais basileuV ? Je ne sais plus.
Blague à part, il y à d'autres indices présents dans le Seigneur des Anneaux pour confirmer tes intuitions. Par exemple, la garde gondoréenne porte un casque ailé qui peut rappeler celui des féodérati chargeaient de la garde de Charlemagne.
Néanmoins, je pense qu'il est bon de rappeler que Tolkien s'est vraisemblablement inspiré des Empire Byzantins et Carolingiens pour la structure impériale des ses propres " Empires ", mais ce qui est le plus significatif est en fait la profonde inspiration qu'il a puisée dans l'histoire de la Grande Bretagne durant les âges sombres, qui s'étalent de la chute de l'empire romain jusqu'au XIIème siècle selon les régions.
J'effectue actuellement des recherches dans les textes de Tolkien sur " l'histoire militaire " de la Terre du milieu et j'essaye de la comparer avec la notre. Il en ressort dans ce domaine une nette inspiration pour cette époque historique, celle du roi Arthur et des invasions angles, saxonnes et normande.
Les structures militaires des armées du Seigneur des Anneaux se rapprochent étrangement de leurs " homologues supposés " historiques. En effet, la prépondérance des forces d'infanterie est notable. L'équipement et les tactiques décrites renvoient sans cesse à celles des armées " Anglo-Normande ". Je n'ai pas terminé mon étude (le terme est un peu pompeux, mais bon). Je n'en suis donc pas encore arrivé aux conclusions, mais un exemple flagrant est celui de la description des troupes numénoréennes :
Le seul exemple d'essai descriptif de Tolkien sur la tactique se trouve dans le texte consacré à la bataille du champ des iris (CLI pages 303 et suivantes) et révèle énormément de choses sur le sujet. Tout d'abord l'armement employé est à rapprocher de celui des troupes normandes, cette intuition est renforcée par l'image qui est donné de la bataille devant les portes de Mordor (SdA, tome 3) qui fait irrémédiablement penser à la bataille d'Hastings, où les troupes de Harold (roi des anglais), démontent pour venir occuper une colline et attendre derrière un mur de boucliers les charges impétueuses des valeureux normands qui finiront par triompher.
Mais les influences de Tolkien ne se limitent pas seulement à cette époque. Si on reste sur l'exemple de la bataille du champ des Iris, on peut lire des considérations tactiques (notamment sur les formations de combat) qui rappellent étrangement celles décrites par Polybe dans son étude sur l'armée républicaine romaine qui envahit la Grèce après voir définitivement détruit Carthage.
La Terre du Milieu à l'époque du Seigneur des Anneaux ressemble, sous un aspect strictement militaire au moins, à un amalgame des différentes influences qui pesèrent sur l'histoire de la Grande Bretagne à l'époque des Ages Sombres. Les Dunlendings, avec leur cavalerie légère mais surtout leur infanterie impétueuse, font énormément penser aux Pictes tardifs ou aux premiers francs (ceux de Clovis). Les armées gondoréennes semblent forgées sur une structure pré féodale des X et XIème siècles anglais. La cavalerie du Rohan fait penser au traitement qu'il est fait de la cavalerie franque dans la chanson de Roland.
Mais il existe d'autres influences. J'ai déjà parlé de celle de l'armée romaine, mais le cas des Haradrim est plus intriguant encore. La description, certes sommaire, des cavaliers Haradrim, chargeant avec leur cimeterre, peut faire penser aux cavaliers indo-persans qu'affrontèrent les britanniques au 19ème siècle. En effet, la charge au sabre est un emplois tardif de la cavalerie dans l'histoire de l'humanité. La lance fut notoirement préférer à toute autre arme blanche jusqu'au 18ème siècle. Mais, la description de leurs armures fait implicitement référence aux ages reculés de l'antiquité.
Voilà donc quelques éléments commun avec notre Histoire qui montreraient que Tolkien a puisé dedans quelques unes de ses inspirations. Mais au final elles semblent tellement retravaillées et modifiées qu'il faut faire attention à ne pas voir une inspiration là où il n'y a que coïncidence sinon on s'approche trop de l'allégorie et vous savez tous ce qu'en pensent certains.
Blague à part, il y à d'autres indices présents dans le Seigneur des Anneaux pour confirmer tes intuitions. Par exemple, la garde gondoréenne porte un casque ailé qui peut rappeler celui des féodérati chargeaient de la garde de Charlemagne.
Néanmoins, je pense qu'il est bon de rappeler que Tolkien s'est vraisemblablement inspiré des Empire Byzantins et Carolingiens pour la structure impériale des ses propres " Empires ", mais ce qui est le plus significatif est en fait la profonde inspiration qu'il a puisée dans l'histoire de la Grande Bretagne durant les âges sombres, qui s'étalent de la chute de l'empire romain jusqu'au XIIème siècle selon les régions.
J'effectue actuellement des recherches dans les textes de Tolkien sur " l'histoire militaire " de la Terre du milieu et j'essaye de la comparer avec la notre. Il en ressort dans ce domaine une nette inspiration pour cette époque historique, celle du roi Arthur et des invasions angles, saxonnes et normande.
Les structures militaires des armées du Seigneur des Anneaux se rapprochent étrangement de leurs " homologues supposés " historiques. En effet, la prépondérance des forces d'infanterie est notable. L'équipement et les tactiques décrites renvoient sans cesse à celles des armées " Anglo-Normande ". Je n'ai pas terminé mon étude (le terme est un peu pompeux, mais bon). Je n'en suis donc pas encore arrivé aux conclusions, mais un exemple flagrant est celui de la description des troupes numénoréennes :
Le seul exemple d'essai descriptif de Tolkien sur la tactique se trouve dans le texte consacré à la bataille du champ des iris (CLI pages 303 et suivantes) et révèle énormément de choses sur le sujet. Tout d'abord l'armement employé est à rapprocher de celui des troupes normandes, cette intuition est renforcée par l'image qui est donné de la bataille devant les portes de Mordor (SdA, tome 3) qui fait irrémédiablement penser à la bataille d'Hastings, où les troupes de Harold (roi des anglais), démontent pour venir occuper une colline et attendre derrière un mur de boucliers les charges impétueuses des valeureux normands qui finiront par triompher.
Mais les influences de Tolkien ne se limitent pas seulement à cette époque. Si on reste sur l'exemple de la bataille du champ des Iris, on peut lire des considérations tactiques (notamment sur les formations de combat) qui rappellent étrangement celles décrites par Polybe dans son étude sur l'armée républicaine romaine qui envahit la Grèce après voir définitivement détruit Carthage.
La Terre du Milieu à l'époque du Seigneur des Anneaux ressemble, sous un aspect strictement militaire au moins, à un amalgame des différentes influences qui pesèrent sur l'histoire de la Grande Bretagne à l'époque des Ages Sombres. Les Dunlendings, avec leur cavalerie légère mais surtout leur infanterie impétueuse, font énormément penser aux Pictes tardifs ou aux premiers francs (ceux de Clovis). Les armées gondoréennes semblent forgées sur une structure pré féodale des X et XIème siècles anglais. La cavalerie du Rohan fait penser au traitement qu'il est fait de la cavalerie franque dans la chanson de Roland.
Mais il existe d'autres influences. J'ai déjà parlé de celle de l'armée romaine, mais le cas des Haradrim est plus intriguant encore. La description, certes sommaire, des cavaliers Haradrim, chargeant avec leur cimeterre, peut faire penser aux cavaliers indo-persans qu'affrontèrent les britanniques au 19ème siècle. En effet, la charge au sabre est un emplois tardif de la cavalerie dans l'histoire de l'humanité. La lance fut notoirement préférer à toute autre arme blanche jusqu'au 18ème siècle. Mais, la description de leurs armures fait implicitement référence aux ages reculés de l'antiquité.
Voilà donc quelques éléments commun avec notre Histoire qui montreraient que Tolkien a puisé dedans quelques unes de ses inspirations. Mais au final elles semblent tellement retravaillées et modifiées qu'il faut faire attention à ne pas voir une inspiration là où il n'y a que coïncidence sinon on s'approche trop de l'allégorie et vous savez tous ce qu'en pensent certains.
Stéphane

