04-10-2000, 13:27
Je partage l'avis de Philippe sur le « patrimoine commun » de visions. Il se trouve que je suis en train de lire l'ouvrage de Verlyn Flieger, intitulé _A Question of Time. J.R.R. Tolkien's Road to Faërie_ (Kent, Ohio, The Kent State University Press, 1997) pour en faire un compte-rendu dans le cadre de la Compagnie.
Elle travaille sur le lien étroit chez Tolkien entre le temps et le rêve (qui est un moyen de voyager dans le temps). Elle indique notamment que Tolkien avait lu l'ouvrage du scientifique J.W. Dunne, _A Experiment with Time_ (1ère édition en 1927). Il possédait même un exemplaire de la 3ème édition, qu'il a annoté. Dans ce texte, Dunne avance la thèse selon laquelle le rêve est un moyen de dépasser le cadre restreint de l'expérience sensible (qui se produit toujours ici et maintenant). Dans une première partie, il consigne tous les rêves qu'il a pu avoir et relève les événements qui se sont produits ensuite dans la vie éveillée. La seconde partie présente ses conclusions, réunies autour de cette thèse : le temps, comme l'espace, est une constante, et non un flux irréversible. Nous nous mouvons dans le temps tout comme dans l'espace, et c'est notre mouvement qui nous donne l'impression d'une succession temporelle linéaire. Dans le rêve, on a une « plus grande liberté de mouvement ».
C'est pourquoi les visions peuvent être partagées par n'importe quel observateur, en dépassant le cadre strict du temps présent.
Verlyn Flieger passe alors en revue les différents cas de rêve dans les œuvres de Tolkien (dont Philippe a donné un éventail).
J'espère finir ce compte-rendu assez vite, afin d'apporter de nouveaux éléments.
Sébastien
Elle travaille sur le lien étroit chez Tolkien entre le temps et le rêve (qui est un moyen de voyager dans le temps). Elle indique notamment que Tolkien avait lu l'ouvrage du scientifique J.W. Dunne, _A Experiment with Time_ (1ère édition en 1927). Il possédait même un exemplaire de la 3ème édition, qu'il a annoté. Dans ce texte, Dunne avance la thèse selon laquelle le rêve est un moyen de dépasser le cadre restreint de l'expérience sensible (qui se produit toujours ici et maintenant). Dans une première partie, il consigne tous les rêves qu'il a pu avoir et relève les événements qui se sont produits ensuite dans la vie éveillée. La seconde partie présente ses conclusions, réunies autour de cette thèse : le temps, comme l'espace, est une constante, et non un flux irréversible. Nous nous mouvons dans le temps tout comme dans l'espace, et c'est notre mouvement qui nous donne l'impression d'une succession temporelle linéaire. Dans le rêve, on a une « plus grande liberté de mouvement ».
C'est pourquoi les visions peuvent être partagées par n'importe quel observateur, en dépassant le cadre strict du temps présent.
Verlyn Flieger passe alors en revue les différents cas de rêve dans les œuvres de Tolkien (dont Philippe a donné un éventail).
J'espère finir ce compte-rendu assez vite, afin d'apporter de nouveaux éléments.
Sébastien

