07-04-2005, 00:06
S'il ne faut pas faire de distinction entre les versions bêta et le socle contrevérifié et scellé par la publication, alors pourquoi ne pas proposer la thèse que Gandalf était un Nain puisque dans les écrits de jeunesse de Tolkien Gandalf fut un Nain avant d'être un istari ?
Où est le défaut d'un recul "scientifique" face à l'oeuvre et à la nécessaire maturation de son oeuvre dans l'esprit de l'auteur ? Tant que tolkien n'avait rien établi et verrouillé, et ce n'est pas une lettre par ci par là qui permet de juger réellement de la finialité de la réflexion de Tolkien, juste du mode de construction de son monde. Ne s'en remettre qu'aux Letters est omettre le fait qu'il a travaillé de façon collégiale et que la cohérence de son travail est aussi lié à un auditoire attentif et adulte. De ce fait, les premiers jets sont bien souvent remaniés jusqu'à ne plus être semblable au produit fini. De ce fait, je ne m'appuie donc que sur les écrits édités de Tolkien car ils sont un socle solide sur lequel se baser, et pas le sable des CLI, des Contes Perdus, des HoME et, surtout, des Letters qui n'exposent qu'un point de vue à l'instant T. Rien par exemple ne nous assure que Tolkien ait donné des réponses évasives pour répondre à un correspondant qu'il respectait(et même ses expressions du genre "je suppose" nous montre qu'il le fit bien souvent). D'une semaine à l'autre ou justement puisque le correspondant avait mit le doigt là où Tolkien n'avait rien prévu, il a très bien pu y réfléchir, changer d'avis... De ce fait, quelle validité d'un raisonnement basé sur les Letters seules ? Et les autres éléments récupérés par Christopher ? Les plus cohérents ont servi de base au Silmarilion, les autres étaient donc, après le premier tri, jugés trop disparates ou inachevés pour être estimés finis ou achevables.
Bref, peut-être est-ce une déformation liée à ma formation, mais quelque chose qui ne s'appuie pas sur un produit fini ne mérite pas qu'un raisonnement se fonde dessus !
Cela ne m'empêche pas d'être friand des nouveautés mais j'essaie de les laisser à leur place dans toute argumentation... ce sont des nidices ou des intuitions et ne résistent pas aux preuves noires sur blanc du SDA et, à une moindre mesure, du Silmarilion et de Bilbo par exemple. Ne jetons pas le SDA à la poubelle à l'approche de textes plus intimes ; Ne nous y trompons pas, c'est le SDA le produit fini, non les Letters ou les HoME ni les écrits de jeunesse...
Où est le défaut d'un recul "scientifique" face à l'oeuvre et à la nécessaire maturation de son oeuvre dans l'esprit de l'auteur ? Tant que tolkien n'avait rien établi et verrouillé, et ce n'est pas une lettre par ci par là qui permet de juger réellement de la finialité de la réflexion de Tolkien, juste du mode de construction de son monde. Ne s'en remettre qu'aux Letters est omettre le fait qu'il a travaillé de façon collégiale et que la cohérence de son travail est aussi lié à un auditoire attentif et adulte. De ce fait, les premiers jets sont bien souvent remaniés jusqu'à ne plus être semblable au produit fini. De ce fait, je ne m'appuie donc que sur les écrits édités de Tolkien car ils sont un socle solide sur lequel se baser, et pas le sable des CLI, des Contes Perdus, des HoME et, surtout, des Letters qui n'exposent qu'un point de vue à l'instant T. Rien par exemple ne nous assure que Tolkien ait donné des réponses évasives pour répondre à un correspondant qu'il respectait(et même ses expressions du genre "je suppose" nous montre qu'il le fit bien souvent). D'une semaine à l'autre ou justement puisque le correspondant avait mit le doigt là où Tolkien n'avait rien prévu, il a très bien pu y réfléchir, changer d'avis... De ce fait, quelle validité d'un raisonnement basé sur les Letters seules ? Et les autres éléments récupérés par Christopher ? Les plus cohérents ont servi de base au Silmarilion, les autres étaient donc, après le premier tri, jugés trop disparates ou inachevés pour être estimés finis ou achevables.
Bref, peut-être est-ce une déformation liée à ma formation, mais quelque chose qui ne s'appuie pas sur un produit fini ne mérite pas qu'un raisonnement se fonde dessus !
Cela ne m'empêche pas d'être friand des nouveautés mais j'essaie de les laisser à leur place dans toute argumentation... ce sont des nidices ou des intuitions et ne résistent pas aux preuves noires sur blanc du SDA et, à une moindre mesure, du Silmarilion et de Bilbo par exemple. Ne jetons pas le SDA à la poubelle à l'approche de textes plus intimes ; Ne nous y trompons pas, c'est le SDA le produit fini, non les Letters ou les HoME ni les écrits de jeunesse...
Que vos barbes poussent toujours plus longues !
Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne

