11-04-2005, 17:20
Tolkien voyait d'un bon oeil, de son vivant, ceux qui s'essayaient à expliciter les Terres du Milieu à l'aune des sciences "dures", faisant bon accueil aux géologues lancés à l'assaut des reliefs suivant les descriptions et les couleurs. Universitaire parmi les universitaires, c'est, je pense, avec un esprit ouvert à la critique mais aspirant à la rigueur du raisonnement et la cohérence de l'ensemble, qu'il a forgé son "monde". Par exemple, je me rappelle une interview de lui où il reprenait son écriture quenya en se fustigeant lui-même et les récits de soirées de lecture avec sa bande de po(che)t(ron)e(s) où chacun cherchait la petite bête pour que l'ensemble fut irréprochable. Je pense que Tolkien avait cela en tête aussi, de par sa formation mais aussi probablement de par la proportion grandssante des Terres du Milieu dans sa vie, ceci d'autant plus vrai lorsqu'il fut sur sa fin, seul, à la retraite mais riche et célèbre.
Reste une question : Peut-on continuer à travailler un peu en fractale sur son monde pour l'enrichir (et ce, non par l'invention comme ICE mais par l'analyse du texte pour lui-même) ? Peut-on utiliser notre raisonnement, nos connaissances tant de la réalité que de l'oeuvre, et toute notre rigueur, pour éclairer les zones d'ombres ? Où commence une zone d'ombre et où finit-elle ?
A mes yeux, et dans la mesure où elle est explicative et non une incursion maladroite, la science a son mot à dire dans l'oeuvre de Tolkien. Par exemple, pour faire écho à un sujet sur un autre forum, la médecine n'a rien à voir avec la mort du Roi Sorcier et ce n'est pas parce que Merry lui aurait tranché une artère ou un tendon qu'il ait commencé à se déliter mais bien parce qu'il s'agissait d'une lame enchantée faite à l'heure où le Premier était le danger en Eriador.
Par contre, la relation à l'Autre est une question prépondérante de l'oeuvre de Tolkien, d'où probablement une part de son universalité ; S'il est considéré sur ce forum que seule la vision littéraire des choses est acceptable, je m'y plirais (tout en estimant que l'on y perd) mais s'il est possible de souligner sur les mêmes éléments des détails visibles seulement avec une lumière différente, je ne pourrais qu'en être satisfait.
Reste une question : Peut-on continuer à travailler un peu en fractale sur son monde pour l'enrichir (et ce, non par l'invention comme ICE mais par l'analyse du texte pour lui-même) ? Peut-on utiliser notre raisonnement, nos connaissances tant de la réalité que de l'oeuvre, et toute notre rigueur, pour éclairer les zones d'ombres ? Où commence une zone d'ombre et où finit-elle ?
A mes yeux, et dans la mesure où elle est explicative et non une incursion maladroite, la science a son mot à dire dans l'oeuvre de Tolkien. Par exemple, pour faire écho à un sujet sur un autre forum, la médecine n'a rien à voir avec la mort du Roi Sorcier et ce n'est pas parce que Merry lui aurait tranché une artère ou un tendon qu'il ait commencé à se déliter mais bien parce qu'il s'agissait d'une lame enchantée faite à l'heure où le Premier était le danger en Eriador.
Par contre, la relation à l'Autre est une question prépondérante de l'oeuvre de Tolkien, d'où probablement une part de son universalité ; S'il est considéré sur ce forum que seule la vision littéraire des choses est acceptable, je m'y plirais (tout en estimant que l'on y perd) mais s'il est possible de souligner sur les mêmes éléments des détails visibles seulement avec une lumière différente, je ne pourrais qu'en être satisfait.
Que vos barbes poussent toujours plus longues
Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne.

