Même si c'est un peu l'impression que laissent Gildor Inglorion et sa troupe dans le Seigneur, je pense qu'il faut éviter de tomber dans ce travers. Au troisième âge, la race elfique vit la fin de son ère et cède la pas aux humains. La plupart des Elfes ont quitté la Terre du Milieu, et la nostalgie et les grands sentiments (tels le rejet de l'Anneau par Galadriel) sont donc dans l'air du temps.
Mais quand on prend en considération le Silmarillion, les Elfes nous apparaissent souvent être capables de sentiments somme toute assez humains (si l'on peut dire): l'orgueil, l'envie, la haine, une propension à la violence, etc... Regarder par exemple les fils de Fëanor...
Enfin ceci est mon point de vue, et cela reste évidemment discutable. Pour revenir plus précisemment à notre sujet, mon idée était juste de préciser qu'il faut se garder d'interprêter les goûts et les sentiments probables des Elfes, ou le faire avec précaution.
Je ne serai pas étonné, par exemple, si parmi les tapisseries mythologiques de la cour de Thingol, on trouvait quelques scènes de bataille bien sanglantes, ou d'autres motifs de la vie quotidienne, peu poétiques eu égard à notre acceptation moderne (e.g. dans un musée dans l'Aude, j'ai vu une fois la représentation d'une scène de chasse avec un sanglier criblé de flèches, avec des flots de sang schématisés par des fils rouges)...
Didier.

