Je partage l'avis de Marineva et Curufinwe (et d'autres aussi), sur le fait que le SdA évoque la fin du Merveilleux.
Du point de vue de l'histoire, on ne peut, à mon avis, pas parler de happy end. Le dénouement a beau être positif, même avant le départ des Elfes, la cicatrice infligée aux Terres du Milieu et à ses habitants par Sauron semble trop profonde pour inspirer la joie. Alors quand j'ai lu la destruction de l'Anneau, c'est plus un réveil douloureux, un soulagement qui s'est dégagé du livre vers moi qu'une joie de vivre retrouvée.
A mon avis, Tolkien a su, tout au long du livre, malgré l'aspect fantastique, se tenir en frontière du monde présent. Qui n'a pas été en forêt ou simplement dans la nature pour lire son passage préféré, pour se sentir comme en Lorien? Qui n'a pas voulu trouver dans un rocher, une architecture, un cours d'eau, Tout prend un sens plausible, le Merveilleux est parti, les races des Hobbits et des Grands Hommes déclinent et la fin transforme lentement les Terres du Milieu en quelque chose qui pourrait fortement être notre Terre à nous, si bien que quand on referme le livre, l'histoire se prolonge, mais c'est nous qui l'écrivons. La fin du SdA est pour moi un commencement. Mais c'est un commencement triste, parce que Tolkien ne nous donne pas d'espoir de revoir le Merveilleux.
Mon humeur donc, quand j'ai refermé le livre, était (arrgh c'est dur à expliquer!) le remords d'avoir lu trop vite les passages les plus beaux, de n'avoir pas assez sû déguster les mots. On est pressé de voir la fin et pourtant on souhaite qu'elle n'arrive jamais. Et je sais qu'à une deuxième ou Xième lecture ce ne sera pas la même magie.
Beuuuuh faut que je trouve un mouchoir...
Revenons à des choses plus terre-à-terre (du milieu?)
Pour les appendices, Eriel, ils sont disponibles chez Christian Bourgeois Editeur, dans le 4e tome de l'édition à couverture souple, ainsi que dans l'édition complète reliée de 92, le gros volume qui fait mal au genoux. Mais c'est vrai que ni l'une ni l'autre de ces deux éditions ne doit tenir le palmarès des ventes.
David.

